Affichage des articles dont le libellé est Sport. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sport. Afficher tous les articles

vendredi 11 juin 2010

Felipe Massa

Felipe Massa né le 25 avril 1981 à São Paulo au Brésil est un pilote automobile brésilien. Il dispute le championnat du monde de Formule 1 depuis la saison 2002, au cours de laquelle il débuta dans l'écurie suisse Sauber. Il pilote depuis 2006 au sein de la Scuderia Ferrari avec laquelle il est sous contrat jusqu'à la fin de la saison 2012.

Après avoir débuté le karting à l'âge de neuf ans, en 1990, Felipe Massa passe au sport automobile en 1998, dans le championnat du Brésil de Formule Chevrolet. En 1999, il remporte le championnat et part tenter l'aventure en Europe, où en 2000, il domine les championnats italien et européen de Formule Renault. Pressenti pour accéder à la Formule 3 ou au championnat international de Formule 3000, il surprend les observateurs en intégrant les rangs du championnat Euro F3000 (émanation de l'ancien championnat d'Italie de F3000). Une nouvelle saison de domination lui permet d'obtenir fin 2001 un test pour le compte de l'écurie suisse Sauber-Petronas. Séduit par les performances du jeune pilote brésilien, Peter Sauber s'empresse de l'engager pour la saison 2002 de Formule 1.

En juillet 2009 lors de la séance Q2 du Grand Prix de Hongrie, Felipe Massa perd le contrôle de sa monoplace et s'encastre dans un mur de pneus à 190 km/h : le pilote brésilien a été percuté à pleine vitesse par un ressort détaché de la Brawn GP de son compatriote Rubens Barrichello, qui le précédait qui l'a atteint au niveau de son casque. Transporté à l'hôpital, il souffre de dommages crâniens ainsi que d'une commotion cérébrale et d'une lésion à l'œil gauche qui l'oblige à déclarer forfait pour le reste de la saison.
Le 16 décembre 2009, Felipe Massa a de nouveau piloté mardi une monoplace, la Ferrari F2007, sur le circuit de Mugello situé prés de Scarperia au nord de Florence en Toscane, il devrait reprendre la compétition pour la saison 2010.

lundi 22 février 2010

Gareth Thomas

Le 19 décembre dernier, Gareth Thomas faisait la Une du Daily Mail en dévoilant son homosexualité. “Cela m'a fait passer par toutes sortes d'émotions, les larmes, la colère et le désespoir absolu”, avait expliqué l'ancien capitaine du XV gallois et des Lions britanniques et irlandais. “Je n'étais pas sûr de vouloir que les gens soient un jour au courant, et, pour être honnête, je suis inquiet de la réaction des gens et de l'effet que cela pourrait avoir sur ma famille”, avait poursuivi le joueur le plus capé du rugby gallois, actuel arrière du club des Cardiff Blues. “Je ne veux pas être vu comme un joueur de rugby homosexuel. Je suis d'abord et avant tout un joueur de rugby”, avait-il souligné, “je suis un homme. Il se trouve que je suis homosexuel. C'est sans intérêt. Ce que je choisis de faire une fois la porte fermée chez moi n'a rien à voir avec ce que j'ai réalisé dans le rugby”.

Symbole de l'importance qu'a pris cette annonce, cette phrase du joueur Sébastien Chabal, au détour d'une interview au Parisien: "Je veux saluer un homme: Gareth Thomas, ex-joueur toulousain et emblématique international galois. Il vient de dévoiler son homosexualité. Ça n’a pas dû être facile tous les jours dans le petit monde qu’est celui du rugby. Courageux, cet homme! Il l'était déjà sur le terrain."

Samedi, dans les colonnes de "L'Equipe Magazine", Thomas est revenu sur ce coming out médiatique, le dernier en date pour un sportif de renom. Il ne regrette rien de ce geste, bien au contraire. “Les réactions n'ont été que positives. Tout le monde s'en fout que je couche avec un homme ou une femme. Les gens sont bien plus tolérants qu'on l'imagine !” Thomas explique avoir craint davantage la réaction de ses ex ou actuels coéquipiers et entraîneurs en ce qu'il leur avait caché la vérité, bien plus que pour son homosexualité en tant que tel. Mais qu'il se rassure, ce coming out est parfaitement accepté, comme en témoigne Guy Novès, l'ancien coach du Gallois à Toulouse : “Je me fous de sa sexualité. Gareth reste Gareth”L’ancien international et capitaine du Pays de Galles, qui joue toujours chez les Blues de Cardiff, explique: “J’avais fait en sorte que l’interview au "Daily Mail" coïncide avec un jour de match, pour montrer que la vie continuait (…). Ce jour-là, nous avons joué à Toulouse… en maillot rose, ce qui nous a bien fait rire. J’ai eu droit à quelques vannes au moment des douches, bien sûr, mais rien de méchant, au contraire. C’est leur silence qui m’aurait gêné”. Et en guise de conclusion, Thomas sait trouver les mots : “Je ne veux pas rester dans l'histoire comme un homo qui jouait au rugby, mais comme un grand joueur dont il se trouve qu'il était homosexuel.”

Depuis son coming out en décembre, le joueur gallois accède peu à peu au statut d'icône gay. Un rôle actif, puisqu'il va parrainer le "mois de l'histoire des LGBT", qui promeut dans les écoles britanniques une image positive des homos.
Sur le terrain, il est connu pour foncer tête baissée dans la mêlée, sans jamais lâcher le ballon. On aurait pu craindre qu'en faisant son coming out, il n'aille pas plus loin dans son engagement pour la visibilité des homos. Que l'on se rassure: Gareth Thomas reste fidèle à son image. Mieux : il vient d'endosser un maillot supplémentaire.

Le joueur de Cardiff vient en effet d'accepter le rôle de parrain du "LGBT History Month", le "mois de l'histoire des LGBT" au Royaume-Uni. Il s'en dit "honoré", et même, il compte bien être très actif à ce poste.
Le Mois de l'histoire LGBT est un événement qui a lieu chaque année en février, à l'initiative de l'association Schools Out, qui œuvre à la visibilité des LGBT dans le domaine de l'éducation. Elle encourage les écoles à enseigner aux élèves la contribution des LGBT dans l'histoire, au travers d'animations et de leçons dédiées. Cette année, la participation de Gareth Thomas sera l'occasion pour Schools Out de cibler sa campagne de sensibilisation dans le domaine du sport, en vue des Jeux olympiques de Londres en 2012.

"Je suis honoré que l'on m'ait fait cette proposition", a déclaré Gareth Thomas à propos de son parrainage de l'opération 2010. "Mais je ne veux pas faire de la figuration à ce poste, je m'engage à être actif, non seulement pour faire avancer les choses, mais aussi pour grandir moi-même."
Depuis son coming-out, mi-décembre dans le Daily Mail, Gareth Thomas a poursuivi les déclarations touchantes dans la presse britannique. Il a ainsi expliqué que son coming-out était en partie motivé par sa recherche de l'âme sœur: "Je sais que beaucoup de gays sont à la recherche de l'amour. Moi, j'ai aussi fait (cette déclaration) dans l'espoir de trouver quelqu'un", a-t-il confié. Après avoir dû divorcer en raison de son homosexualité, et connu une période de dépression, il a raconté que ce qui l'attirait désormais, c'était "l'idée de s'asseoir devant la télé", tout simplement ... "Se blottir contre quelqu'un, pouvoir lui montrer de l'affection, ça me fait envie!" Au Wales on Sunday, il affirmait même qu'il n'aurait pas de honte à marcher dans la rue main dans la main avec un homme : "Je ne pense pas que ça me rendrait moins viril, ou même différent." "Extérieurement, j'ai peut-être l'air d'une grosse brute, mais émotionnellement je suis doux, attentionné... j'ai beaucoup d'amour à donner."

Pas encore tout-à-fait amoureux? Peut-être les propos qu'il a tenus dans le dernier numéro du magazine gay Attitude achèveront-ils de vous faire craquer... Le rugbyman y prouvait qu'il n'avait pas fait son coming out simplement pour des raisons personnelles, mais aussi par grandeur d'âme : "Je veux être le modèle gay que je n'ai jamais eu", déclarait-il. "C'est nouveau pour moi, de m'adresser à des personnes qui ne connaissaient même pas mon existence mais qui vont me découvrir ainsi, et je veux faire partie de la communauté. Je ne sais pas s'ils le feront, mais j'espère que les gens vont me respecter, car je les respecte."

samedi 9 janvier 2010

Dave "wolfman" Williams

David Williams (né le 4 août 1986) est un joueur professionnel de l'Australie Rugby League lecteur pour la Manly Sea Eagles dans le National Rugby League (LNR). Il joue aillier et certaines fois joue au centre. Il est le frère cadet de North Queensland Cowboys joueur, John Williams.

Williams est un ancien Parramatta RL Junior, jouant pour les Le district de Hills Bulls basé à Baulkham Hills, Nord-Ouest Sydney.

En 2008, le nom de Williams est devenu véritablement culte sous le nom "Wolfman" pour son épaisse chevelure et sa barbe. Williams a marqué un essai dans le 2008 NRL et a ainsi apporté la victoire lors de la grande finale les Melbourne Storm. Suite à cette victoire, les membres de son équipe lui ont rasé sa barbe durant son sommeil !!!

En Octobre 2008, Williams a été nommé dans équipe nationale d'Australie.
Il a fait ses débuts contre Papouasie-Nouvelle-Guinée à Dairy Farmers Stadium, marquant 3 essais, devenant un des rares joueurs à marquer un hat-trick à ses débuts.
En raison d'une blessure à la hanche de son coéquipier Brent Tate, Williams a été choisi pour jouer dans la finale de la Coupe du monde contre Nouvelle-Zélande en novembre, 2008.


En 2009 avec quelques coéquipiers Manly, David teint sa barbe rose pour un fonds de charité, dans leur match contre les Panthers Penrith Round 13 !
Quand dans une interview on lui pose la question « Vous trouvez-vous sexy ? », il répond : « Non »... Mais bien sûr !

vendredi 4 décembre 2009

Juan Martín del Potro

Juan Martín del Potro, né le 23 septembre 1988 à Tandil, est un joueur de tennis argentin. Contrairement à la plupart des Argentins, sa surface de prédilection est le dur et non la terre battue. Ainsi son meilleur résultat actuel en Grand Chelem est sa victoire à l'US Open.

Del Potro pratique un jeu d'attaquant de fond de court appuyé par un service puissant et des coups droits souvent frappés à plat d'une puissance redoutable avec une bonne longueur de balle, ce qui lui permet de repousser loin son adversaire et d'entrer un peu plus à l'intérieur du court pour conclure le point.

Son coup droit est de loin son coup le plus fort, utilisant pleinement l'effet de levier permis par la grande amplitude de ses bras. Ce coup droit lui apporte souvent l'avantage décisif au cours de l'échange par la lourdeur de la frappe et la longueur de balle générées. Son revers à 2 mains (avec une gestuelle assez ample) est frappé avec presque autant de force que son coup droit, ce qui en fait une arme dissuasive pour l'adversaire souhaitant s'aventurer au filet. Ce revers, malgré sa qualité, reste toutefois son point faible comme chez la grande majorité des joueurs droitiers.
Del Potro possède une étonnante mobilité et couverture du terrain malgré sa grande taille, aussi bien sur surface dure que sur terre battue.

Le "body language" (langage corporel) de Del Potro est assez hermétique, donnant peu d'indices à l'adversaire concernant son état d'esprit, faisant preuve d'un certain sang-froid et d'une émotivité assez discrète sur le terrain, le but pour l'Argentin ici étant de garder une concentration optimale.

Si son service puissant lié à sa grande taille lui permet d'avoir des points faciles et de se sortir des situations délicates son rendement n'est pas encore comparable aux autres grands serveurs comme Karlovic et c'est un secteur dans lequel Del Potro essaie actuellement de s'améliorer.
Une faiblesse de Del Potro que ses adversaires tentent d'exploiter (Federer par exemple) est sa relative vulnérabilité aux balles slicées/choppées et aux brusques variations de jeu, cela oblige Del Potro à multiplier les courses vers l'avant et à plier ses grandes jambes, un exercice assez usant à la longue quand on mesure 1 mètre 98.

une faiblesse qui tend à s'estomper néanmoins si on se réfère à sa demi-finale à Roland Garros 2009 contre Federer où Del Potro a offert une belle résistance en 5 sets et ainsi qu'à sa victoire en finale de l'US Open 2009 toujours contre ce même Federer.

samedi 14 novembre 2009

Randy de Puniet

Randy De Puniet est né le 14 février 1981 à Maisons-Laffitte.
Prénommé Randy en référence à l'idole de son père Randy Mamola, ancien pilote spectaculaire de grand prix, il commence par le motocross dans le championnat de France mini-vert en 80 cm³. Il passe rapidement à la piste, devenant champion de France 125 cm³ en 1997 et 1998.

Il participe pendant deux saisons au championnat du monde 125 cm³ sur Aprilia avant d'accéder à la catégorie 250 cm³. Après ses premiers podiums en 2002, il remporte ses premiers grands prix lors de la saison 2003, saison dont il termine 4e. Figurant parmi les favoris lors de la saison suivante, il ne remporte qu'un seul grand prix et termine 3e du championnat. Après avoir essayé de passer en MotoGP, il doit effectuer une nouvelle saison en 250 cm³ et rejoint le Team Aspar. L'aventure tourne mal et Randy ne se classe que 8e au championnat du monde.
En 2006, il effectue sa première saison en MotoGP dans l'equipe Kawasaki au côté de Shinya Nakano. En 2007, Randy monte sur son premier podium dans la catégorie reine en terminant deuxième derrière Loris Capirossi lors du GP de Motegi.

Il termine 11e de la saison 2007 avec 108 pts. Après un différend avec son équipe, Randy quitte Kawasaki et signe avec la team Honda LCR pour la saison 2008 avec un objectif pour sa troisième saison dans la catégorie reine: figurer dans le top 10. Malgré des essais hivernaux encourageants, il commence la saison 2008 avec des résultats très médiocres où il accumule les chutes (4 abandons en 9 courses) et les contre-performances loin de ses objectifs de début de saison. En effet, à la mi-saison (après 9 courses), il figure à la 17e position du classement avec 30 points soit 2 points de moins que son compatriote et désormais adversaire Sylvain Guintoli. Au GP des Etats-Unis, il réalise son meilleur résultat en terminant à la 6e place.

Pour la saison 2009, Randy est coaché par le multiple champion du monde de motocross Yves Demaria. Randy signe de bons résultats lors des premières courses de la saison, en décrochant notamment la quatrième place à Jerez et la troisieme place au Grand Prix d'Angleterre. Il pointe à la 8e place du Championnat Moto GP, le 28 juillet 2009.

samedi 7 novembre 2009

Franck Cammas à l'assaut du Trophée Jules-Verne

Franck Cammas et l'équipage de Groupama 3 sont partis, à 16h50'22'' au large de Brest ce jeudi, pour s'attaquer au record du Trophée Jules Verne. Un record, détenu par Bruno Peyron depuis 2005, en un peu plus de 50 jours.

Franck Cammas est un skipper persévérant. Après avoir échoué en février 2008 sur le maxi-trimaran Groupama 3, l'Aixois s'est élancé, ce jeudi à 16h50'22'' précisément, à la conquête du record du tour du monde à la voile, sans escale et sans assistance. Le record du Trophée Jules-Verne est détenu depuis 2005 par Bruno Peyron sur Orange 2 en 50 jours, 16 heures et 20 minutes. En stand-by depuis le 26 octobre à Brest, Groupama 3 en a profité pour peaufiner les derniers détails et terminer certains préparatifs. Avec un bateau renforcé et «rapide comme l'éclair» dixit Cammas, il ne manquait plus qu'à attendre la bonne fenêtre météo pour se lancer dans l'aventure au large de Ouessant.

Rencontré sur le plateau de Sport24, Franck Cammas nous avait confié : «La période idéale pour partir serait le 1er novembre. De toute façon, dès qu'on aura une bonne fenêtre météo, on ira. Ce n'est pas plus mal de partir tôt en saison. Francis Joyon avait eu de très bonne conditions météo en s'élançant en novembre». Finalement, le skipper aixois n'était pas bien loin du bon timing en partant le 5 novembre. Sylvain Mondon, le routeur météo de Groupama, a précisé avant le départ : «La fenêtre météo attendue n'est pas tout à fait classique pour ce genre de tentative mais elle est adaptée à une descente vers l'équateur en 6 jours».

Les premiers jours de mer risquent cependant d'être musclés «avec 30 nœuds de vent et cinq mètres de creux au large de Brest» mais «si Groupama 3 s'élance dans de telles conditions pour les premières 24h de mer, c'est avant tout parce que les conditions attendues par la suite sont beaucoup plus favorables. Les alizés de Nord-est seront notamment établis et réguliers jusqu'aux îles du Cap Vert» d'après l'Aixois. La tactique joue déjà les premiers rôles pour le départ !

Soumis à une rude préparation en montagne et à des heures de navigation en groupe, l'équipage de Groupama 3 s'est vraiment bien préparé pour ce défi au long cours. Bruno Jeanjean, l'un des 3 «numéro un» (sous la responsabilité du chef de quart) du maxi-trimaran, nous avait aussi confié il y a quelques semaines : «Ce sera certainement très rapide, l'objectif est de battre les 50 jours de Peyron et de vivre une belle aventure avec des marins expérimentés et des bons gars». Mais la concurrence s'annonce sévère pour l'équipage de l'Aixois, car d'ici quelques jours, Pascal Bidégorry pourrait bien se trouver dans le sillage de son collègue sur le Maxi Banque Populaire V.

Une concurrence qui n'effraie pas Franck Cammas : «C'est une bonne motivation, l'excitation du duel a tendance à nous pousser. C'est plus dur que de naviguer après un record virtuel. Mais, avec un bateau si puissant, en 50 jours, on peut pousser trop loin et casser pas mal de choses. Enfin avec 2 équipages expérimentés et sages, ça peut faire un très beau spectacle». Une bonne nouvelle pour l'intérêt de la course, peut-être un peu moins pour les machines …

lundi 2 novembre 2009

Sébastien Loeb

Fraîchement récompensé de son 6ème titre mondial WRC et le Rallye de France en Alsace en 2010, Sébastien Loeb peut savourer une carrière très exceptionnelle en tant que pilote. Sportif préféré des français malgré la faible médiatisation de la discipline, le plus talentueux pilote de rallye de tous les temps fait le point sur son sport et son avenir professionnel...

Ce 6ème trophée fût sportivement le plus dur à décrocher, jamais l'alsacien n'avait eu à gagner le dernier rallye pour remporter le titre. Il fallait attaquer au maximum, prendre tous les risques pour échapper à la pression d'Hirvonen, qui était dans le même état d'esprit.
Sébastien Loeb fait donc un constat sur son expérience et dit ne plus progresser désormais. Loeb se dit arrivé à son niveau actuel de pilotage depuis 2006-2007. Toutefois, l'expérience l'aide incontestablement à prendre des décisions, à affiner ses notes aussi. Mais son état d'esprit concernant le WRC est un peu à l'image d'un sport qui se cherche un renouveau.

Faut-il encore constater que 9 des 13 rallyes au programme de 2010 seront en concurrence avec un week-end de Formule 1 ? Inutile de dire que le chouchou de la FIA est donc la F1. Les choses ne vont visiblement pas dans le sens de la promotion du WRC, notamment en France qui sera privée du rallye du Monte-Carlo et du Tour de Corse. Deux rallyes mythiques qui manqueront à l'appel pour Loeb, mais aussi pour denombreux passionnés. Jean Todt saura-t-il relancer l'intérêt pour le WRC, lui qui doit tellement à cette discipline ? Beaucoup sont ceux à compter énormément sur lui.

Le français se dit également déçu de n'avoir pas eu confirmée sa participation au GP d'Abou Dhabi de F1. On lui a fait comprendre qu'il n'avait pas d'expérience en Formule 1, ce qui n'est pas faux. Faut-il comprendre par là que la porte en est définitivement fermée, sans doute. Il lui reste toutefois les 24 Heures du Mans, des essais avec la Peugeot 908 sont déjà prévus. Par ailleurs, Sébastien Loeb a resigné pour 2 ans avec Citroën, boosté par le nouveau défi que représente la future DS3 WRC (1600 cm3 turbo) en cours de développement pour la saison 2011. "Si je fais tout le développement avec en 2010, ce n'est pas pour que quelqu'un d'autre la pilote en 2011" confiait Loeb lors d'une interview. A bon entendeur !

jeudi 8 octobre 2009

Jonny Wilkinson

Jonathan Peter Wilkinson, officier de l'Ordre de l'Empire britannique plus connu sous le nom de Jonny Wilkinson, est un joueur de rugby à XV international anglais, né le 25 mai 1979 à Frimley, dans le comté de Surrey. Il évolue au poste de demi d'ouverture au RC Toulon à compter de 2009, après avoir joué dans l'équipe des Newcastle Falcons depuis 1997.

Né dans une famille de sportifs, il pratique très jeune le rugby à XV. Lors de l'été 1997, Wilkinson entame sa carrière professionnelle chez les Newcastle Falcons avec qui il remporte l’Allied Dunbar Premiership dès sa première saison. Il est retenu en sélection nationale pour la première fois à l'âge de dix-huit ans. Il devient célèbre au cours des saisons 2001-2002 et 2002-2003, période durant laquelle il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs au monde.
Lors de la finale de la Coupe du monde de 2003, il marque le drop de la victoire à la dernière minute du temps additionnel face à l'Australie. Il participe également à deux tournées avec l'équipe des Lions britanniques et irlandais de rugby à XV, en 2001 et 2005, marquant 67 points en six matchs.

Puis, souvent éloigné des terrains en raison de multiples blessures, aux ligaments du genou, au bras, à l'épaule et aux reins, il ne joue pas pour l'équipe d'Angleterre entre la Coupe du monde et le match d'ouverture du Tournoi des six nations contre l'Écosse le 3 février 2007. Cette même année, il est finaliste de la Coupe du monde. En 2009, après douze saisons à Newcastle, il signe un contrat de deux ans avec le Rugby club toulonnais, pour tenter de jouer de nouveau plus régulièrement, il a alors trente ans.

Jonny Wilkinson est toujours l'un des joueurs de rugby à XV les plus populaires, et il cumule nombre de records. Le 6 octobre 2007, il devient le plus grand marqueur de l'histoire de la Coupe du monde, dépassant l'Écossais Gavin Hastings en butant quatre pénalités en quart de finale contre l'Australie. Lors du tournoi des six nations 2008, il devient le premier joueur anglais et le second joueur mondial à passer la barre des 1 000 points marqués. En mars 2008, il devient le plus grand marqueur du rugby international, dépassant le Gallois Neil Jenkins. Ses succès sont généralement attribués à sa très bonne hygiène de vie, à la rigueur et la longueur de ses entraînements ainsi qu'à sa force mentale. Néanmoins, la masse de travail fournie par le joueur anglais et son engagement ont beaucoup fatigué et meurtri son corps.

Avec le puissant et rapide Jonah Lomu, c'est le joueur de rugby qui a le plus d'impact sur ce sport depuis la profession -nalisation du rugby à XV en 1995. Wilkinson est lié à l'équipementier Adidas et fait la promotion d'autres partenaires. Il rédige occasionnellement des chroniques en exclusivité pour le journal The Times et il a publié trois ouvrages sur sa carrière sportive. Grâce à tous ces contrats, il est l'un des joueurs de rugby les mieux payés au monde.

samedi 26 septembre 2009

Yoann Gourcuff

Yoann Gourcuff né le 11 juillet 1986 à Ploemeur, dans le Morbihan (en Bretagne !) est un footballeur international français, évoluant depuis la saison 2008-2009 aux Girondins de Bordeaux. Il joue au poste de milieu offensif. Au regard de ses performances en Équipe de France et en club, il est considéré comme l'un des plus grands espoirs du football français. Il a obtenu le titre de meilleur joueur de Ligue 1 en 2009 ainsi que du plus beau but de cette même saison, avec son but contre le Paris Saint Germain lors de la 20ème journée.

Mais que sait-on de Yoann Gourcuff ? Pas grand-chose. Disons ce que le terrain - la dernière chose qu’on nous laisse regarder - veut bien montrer de lui. Gourcuff est né médiatiquement le 5 décembre 2008 quand, au terme d’un vague Bordeaux-Valenciennes (2-1) d’arrière-saison, le joueur a décidé d’improviser un strip-tease sur la pelouse du stade Chaban-Delmas. L’affaire a duré dix minutes pour s’achever en slip. Les images du Girondin ont boosté les connections de sites de partage vidéo pendant des semaines et l’intéressé a été nommé bombe du mois de décembre par le magazine " Têtu". Gourcuff commentera l’affaire : "On m’en a pas mal parlé. Je me suis fait un peu chambrer là-dessus. Je n’y attache pas beaucoup d’importance, même si j’ai envie que les gens aient une bonne image de moi."

A la recherche de Yoann Gourcuff, c’est l’histoire du meilleur joueur de Ligue 1, un type qui a durablement mis les finances des Girondins de Bordeaux dans le rouge (on parle de 360 000 euros mensuels) lors de la signature de son contrat en mai. Mais cette histoire s’écrit sans l’intéressé : Gourcuff ne parle pas. Ou peu, et jamais de lui-même.

Subsistent des morceaux arrachés au bonhomme à l’issue d’un match, lors d’une conférence de presse à Bordeaux, ou pendant un rassemblement des Bleus à Clairefontaine. Une somme informe, parcellaire, dont on se rappelle deux choses : d’abord, Gourcuff en jeune homme pressé s’exfiltrant du stade de La Beaujoire, à Nantes, en redingote pied-de-poule et dans le véhicule d’un copain venu le chercher alors que ses coéquipiers, en survêtement et en rang d’oignons, étaient montés dans le car siglé Girondins de Bordeaux. Ensuite et fin, une conférence de presse donnée au stade Chaban-Delmas après un succès (2-1) face à Toulouse assorti d’un but inouï ; une sorte de dribble derrière le pied d’appui en repartant à 90° par rapport à l’angle de course initial. Il s’est pointé un brin ombrageux, le regard lourd, comme maquillé. Sur le foot, ce fut remarquable : "Il y a eu deux, trois secondes où j’ai vécu une situation bizarre. Le ballon n’était pas pour moi. Il n’était pas non plus pour mon adversaire direct. En fait, il n’était à personne."

Il vient juste de raconter son but. Et le reste ? On a droit à la spéciale du joueur, celle qu’il adresse à son interlocuteur à chaque question qu’il n’aime pas : il le regarde intensément par en dessous en entrouvrant légèrement la bouche. "Je n’ai jamais envie de parler de moi. Je ne maîtrise pas. Ça prend beaucoup d’énergie. Tout ce qui peut se dire ou s’écrire ne peut que perturber le foot." Au bout d’une trentaine de minutes, on a cru entrevoir quelque chose. On a senti le gaillard un peu joueur. Comme si, de son point de vue, le personnage qu’il se compose lors de ce type d’exercice était à la fois inévitable et marrant.

Fermez le ban ? Non : les médias artillent de partout. Se jettent sur le père, Christian Gourcuff, entraîneur, aujourd’hui en poste à Lorient. Qui, lui, donne des interviews en série : "A 5 ans, mon fils se passait en boucle les vidéocassettes du Brésil de Pelé. Je suis sûr que cela l’a rendu sensible aux beaux gestes techniques." Un psychologue spécialisé dans le sport, dans Ouest France : "Que son père soit entraîneur est une bonne chose. Le père est une personne-ressource. Il est important de savoir d’où l’on vient. Les racines font du bien." Gilles Dumas, directeur de SportLab Group, dans "le Figaro" : "Son image tranche avec les canons actuels du football. Gourcuff n’a pas le style banlieue, casque sur les oreilles et look de rappeur. Son bon niveau d’éducation transparaît à chacune de ses apparitions. A lui d’exploiter son potentiel médiatique pour élargir le spectre de sa notoriété."

Gourcuff se fiche complètement de sa notoriété et s’il a effectivement eu son bac Sciences et technologies industrielles à 18 ans, la plupart des joueurs qui crapahutent en Ligue 1 ne peuvent pas en dire autant. Mais bon, qu’importe : Yoann Gourcuff est toujours dans l’œil de celui qui le regarde. C’est aujourd’hui son secret. Attention : la règle vaut aussi pour ses parents, divorcés quand Yoann avait 13 ans. Le père est consulté sur la carrière du joueur et, plus généralement, les choses du ballon. La mère se charge du reste.

Une enfance tranquille dans une banlieue pavillonnaire de Ploemeur (Morbihan) : un grand frère plus âgé de quatre ans et les gamins qui passent leurs journées à taper contre un mur un ballon de foot - le père est alors joueur professionnel - ou une balle de tennis, sport qui poursuivra Yoann longtemps : il y atteindra un excellent niveau, ce qui accréditera plus tard l’image d’une sorte de sportsman doué pour tous les sports de balle.

Yoann a 13 ans quand il file en internat au centre de formation de Ploufragan (Côtes-d’Armor) : ce jour-là, il ne verse pas la moindre larme, ce qui interpella ses parents. A 17 ans, il signe son premier contrat pro au Stade rennais, où son père entraîne l’équipe première. Sauf que Christian est viré : on explique alors à Yoann qu’il faut s’accrocher et faire la part des choses, le gamin reçoit le message cinq sur cinq mais divise ses éducateurs. Certains lui trouvent le sens du jeu. D’autres remarquent surtout sa lenteur : il semble décomposer ses gestes, comme si on le voyait sous la lumière d’un stroboscope.

Côté cour : une bagarre dans un bar (il expliquera avoir été provoqué), les premières petites amies et c’est tout. Yoann Gourcuff apparaît réservé, volontaire et tenace. Un jour de juin 2006, il fait le grand saut et signe au Milan AC, le Stade rennais récupérant 3,5 millions d’euros. Un détail : le matin même, le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, était encore persuadé de tenir le bon bout.

En Lombardie, le petit gars de Ploemeur jure un peu dans le paysage. Tous ceux qui ont côtoyé le grand cirque milanais racontent la même chose : ces gars-là font peur. Elégants à en crever, les joueurs semblent se dissoudre dans une sorte d’ordonnancement réglé au battement de cil près, et où on ne distingue plus le dirigeant du footballeur, l’acteur économique du politique (berlusconisme oblige), la femme d’untel d’une attachée de presse ou d’une top model qui passe par là.

Pour un joueur qui sait du foot ce que la formation à la française a bien voulu lui inculquer, l’obstacle a quelque chose d’insurmontable. Gourcuff joue peu, se referme un peu plus et s’attire ce diagnostic de la cellule technique milanaise : le jeu étant la faculté à imprimer sa marque sur son environnement (le terrain et la coulisse sont liés), le Breton peut aller voir ailleurs. Dans France Football, le manager général du Milan, Ariedo Braida, résume l’affaire ainsi : "Peut-être n’a-t-il pas eu l’impression d’avoir la confiance totale et absolue de tout le monde."
Gourcuff a résisté un peu, gentiment, à sa manière : ça se passe quand même souvent entre lui et lui. A deux kilomètres du centre d’entraînement de Milanello, il coupe la FM italienne et met à fond du Carlos Núñez (musicien galicien, nous vous le rappelons) ou le bagad de Quimper. C’est bien la seule audace qu’on lui ait connue là-bas.

Quand Gourcuff débarque en prêt - et en location, 1,4 million d’euros la saison - à Bordeaux en juillet 2008, c’est donc au titre de curiosité vaguement exotique, le mec qui a vu les vedettes milanaises jouer depuis le banc de touche, le type effacé, le fils de l’autre. On connaît la suite. Il y a dix jours, le gamin a encore franchi une marche : juste après le coup de sifflet final du match nul (1-1) arraché par l’équipe de France à Belgrade face à la Serbie dans un contexte incandescent, c’est lui qui est allé porter la parole tricolore au micro de TF1. En clair, il était mandaté par ses coéquipiers pour être, ce soir-là, le visage des Bleus. Et devant des millions de téléspectateurs, Gourcuff a fait du Gourcuff, en y mettant une ingénuité un peu crâne dont, par les temps qui courent (attaques incessantes contre Raymond Domenech, incertitudes quant à la qualification pour le Mondial 2010, bouderie de Franck Ribéry…), on avait un peu perdu le sens dans la maison bleue. Gourcuff est aussi précieux parce qu’il est neuf. Après Belgrade, son capitaine en équipe de France, Thierry Henry, lui a donc fait un compliment mesuré : "Il s’est mis au diapason." En en disant le moins possible. Sur le moins de choses possible.