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samedi 12 juin 2010

L'Aston Martin de James Bond vendue aux enchères


Achetée à la fin du tournage du film "Opération tonnerre" pour 12.000 dollars (9800 euros), la DB5 conduite par Sean Connery pourrait atteindre plusieurs millions de livres sterling lors des enchères organisées le 27 octobre 10.

L'événement ne manquera pas d'attirer les fans. L'Aston Martin conduite par le plus célèbre des espions britanniques dans les films "Goldfinger" en 1964 et "Opération tonnerre" (Thunderball) en 1965 sera proposée aux enchères à Londres le 27 octobre prochain. Clou de l'évènement annuel "Automobiles of London" organisé conjointement par les maisons canadienne RM Auctions et britannique Sotheby's, la DB5 pilotée par Sean Connery - alias James Bond 007-, est un modèle suréquipé.

Elle dispose en effet de tous les gadgets inventés par "Q", le célèbre savant responsable du bureau de recherche et développement du MI6 dans la série. L'acquéreur pourra donc profiter de la mitrailleuse -qui ne tire plus de balles pour des raisons de sécurité- des plaques d'immatriculation pivotantes, d'épandeurs de clous, d'huile, de fumée, d'un toit ouvrant et autre bouclier parre-balles… La voiture qui a subi un contrôle technique minutieux après plusieurs années sans rouler, peut atteindre la vitesse de 230 km/heure grâce à ses 282 chevaux.


Loué par Aston Martin à la société de production EON Productions durant les tournages, le bolide avait ensuite été racheté par l'animateur de radio américain Jerry Lee. Il avait alors déboursé 12.000 dollars - soit environ 9800 euros pour acquérir la DB5 et les fameuses plaques d'immatriculation "FMP 7B" internationalement connues.

La somme devrait être très largement dépassée lors des enchères d'octobre, dont le produit ira à l'organisation caritative de l'actuel propriétaire qui œuvre contre la précarité et la criminalité. RM Auctions pense que les enchères devraient dépasser les 3,5 millions de livres (4,2 millions d'euros). Christian Huet, expert en voiture de collection de l'Alliance nationale des experts en automobile juge l'estimation très élevée. De telles sommes ne sont selon lui atteinte que lors de ventes de voiture de course, et lorsque des musées sont acheteurs. Récemment une Bugatti Atlantic a ainsi été acquise pour plus de 20 millions d'euros.

"Une Aston Martin DB5 est estimée généralement aux alentours de 200.000 euros. Cette version accessoirisée pourrait atteindre au moins le double, voire 450.000 à 500.000 euros", estime l'expert. Un prix qu'il pense justifié, et auquel l'ancienne voiture de James Bond pourra être ultérieurement revendue. "Le fait qu'elle soit cédée au profit d'une association pourrait également faire grimper son prix", admet aussi Christian Huet.

samedi 6 mars 2010

Les "César" ...

La 35ème cérémonie des César s'est déroulée la semaine dernière et comme chaque année, je me suis retrouvé vissé devant ma télévision samedi soir ...
Je me souviens de l'élégance de ces soirées où nous pouvions admirer la classe de Jean Gabin, Michèle Morgan, Philippe Noiret, Catherine Deneuve, Simone Signoret ou Romy Schneider ...
Je sais bien que la plupart de ces acteurs et actrices sont morts (ou quasiment !!!) mais, avec eux c'est aussi une certaine idée du cinéma français qui a disparu. Ce n'est pas récent, cela s'est fait progressivement ...

Avec les "Oscars", les Américains nous montrent qu'ils ont le sens de la cérémonie, que c'est vraiment quelque chose qu'ils favent faire ...
Chez nous on le sait, assurer la présentation des César est une mission quasi impossible. Dès le début de la soirée, on a bien vu que le duo formé par Valérie Lemercier-Gad Elmaleh mettait toute son énergie à essayer d'amuser la galerie. Je n'ai pas l'impression qu'ils y soient vraiment parvenus. Un peu ringard, un peu vulgaire, certaines fois un peu lourd, souvent inoffensif, sans couleur : le duo n'a jamais convaincu et l'ensemble rappelait les cérémonies d'il y a 10 ans. Il est loin le délire des cérémonies boostées par Chabat ou même les précédentes performances de Valérie Lemercier. Le fil rouge du couple n'a jamais pris - jamais fait rire - et tombait sur le show comme un cheveu sur la soupe...
On retiendra tout de même le sketch de Gad Elmaleh et Vanessa Paradis (à qui on ne donne pas d'enveloppe parce que de toute façon, elle se plante - une référence à sa bourde des deux Judith de la cérémonie de 1991) ou encore le petit Nikamouk, parodie amusante du Petit Nicolas . Mais en 2 heures et demi de cérémonie, c'est peu ! Et du coup, c'était très long.

Avec 13 nominations, "Un Prophète" de Jacques Audiard partait grand favori de cette 35ème cérémonie des César. On pensait que le film d'Audiard ferait un carton, il a fait mieux : une véritable razzia. Le cinéaste et son équipe sont donc repartis avec neuf statuettes :
Meilleur espoir, meilleur décor, meilleur montage, meilleur scénario, meilleur second rôle, meilleur réalisateur, meilleur film, meilleure photo et meilleur acteur. Peut-être pas un record, mais en tout cas, un très beau palmarès. Et en dehors du talent du réalisateur une nouvelle fois récompensé (après avoir triomphé en 2006 avec "De battre mon coeur s'est arrêté"), les César ont surtout voulu saluer ce soir la performance hallucinante de Tahar Rahim sacré meilleur espoir et meilleur acteur. Un doublé historique !
Du coup, devant un tel blitzkrieg, il n'y a pratiquement plus rien à dire de ce palmarès : l'absence de "Welcome" (10 nominations, mais pas un César) peut paraître étonnante.
Attal, une nouvelle fois oublié ... Un César aurait pourtant couronné sa sacrée performance dans "Le rapt" et l'aurait ancré définitivement dans la cour des acteurs français qui comptent ...

Que seraient ces remises de prix sans larmes, sans voix qui tremblent ou sans bourdes ? La cuvée 2010 a donc eu droit à son lot d'émotions. On retiendra la poésie et la douceur de Marion Cotillard maîtresse de cérémonie, le beau discours de Mélanie Thierry sacrée meilleur espoir féminin, l'émotion vive d' Isabelle Adjani , la folie de Tahar Rahim lorsqu'il reçut son deuxième prix de la soirée ou la classe de Luchini (voir la très grande classe, car il fallait pouvoir intervenir entre deux crétinerie de Lemercier et Elmaleh) venu rendre hommage à Rohmer.

Il y eut aussi l'apparition quasi extra terrestre de Jeanne Balibar. D'un coup, on ne savait plus où on était, ni ce qu'il fallait penser de ce chant... plus qu'étrange ? envoûtant ? nul ? porcin ? Mais que s'est-il donc passé ? Quelles marque de vitamines a pû prendre Balibar pour venir faire "ça" ? Ca ? Pendant de très longues minutes, Jeanne Balibar a pris la salle en otage pour faire la truie et "chanter" des paroles inaudibles ou incompréhensibles. On ne savait plus s'il fallait en rire ou en pleurer... comme la salle d'ailleurs, un peu gênée !
Dans le registre de la folie, mais vestimentaire cette fois, mention spéciale à la robe transparente Yves Saint Laurent de Laetitia Casta qui mit la salle en émoi.

Pour finir et même si comme pour Attal, j'ai été très déçu qu'une nouvelle fois soit oublié Kristin Scott-Thomas, Adjani fut à la hauteur de son mythe ! impériale ! Deneuve n'est pas capable et ne sera jamais capable de faire cela sur scène et c'est tant mieux (!) : Césarisée pour la cinquième fois (un record), Adjani effectuait son vrai come-back ce soir. C'est ce qui donnait à son discours une émotion particulière, une couleur déchirante. Mais l'actrice reste pourtant une vraie warrior. En salle de presse elle a ainsi confiée être suprise par ce César "inattendu et extraordinaire qui couronne ma conviction". Elle s'est aussi expliquée sur les dédicaces : "j'ai dédié mon césar aux enseignants, car c'est un sacerdoce, un sacrifice. J'ai été très ému par les témoignages des profs et je voulais leur rendre hommage. Quant à ma mère, j'en avais besoin, car c'est un film qui témoigne de ce qu'on a à faire pour nos enfants.". Emue certes, mais battante !
Je suis certain que l'année prochaine ... je serai de nouveau devant mon petit écran !!!

jeudi 28 janvier 2010

Ca se jouait sur TF1 lundi soir ... !

Quelques jours de trêve hivernale. Et voilà Sarkozy qui reprend sa grande offensive médiatique.
Première étape : lancer ses lieutenants au front. On l’a vu, Eric Besson a eu droit à une émission fabriquée sur-mesure sur France 2 : un portrait psychologisant à faire pleurer dans les chaumières, et deux vrais-faux débats. L’un avec Marine Le Pen histoire de recentrer le bonhomme, et l’autre avec Vincent Peillon qui au dernier moment a préféré éviter se prêter à cette farce courtisane.
Sur France 2, toujours, Benoit Duquesne consacrait cette semaine un numéro de son émission Complément d’Enquête à la délinquance sobrement intitulée : "Vols, cambriolages : les Français sur le qui-vive". On y voyait des Français s’équiper de pistolets d’alarmes, flashballs, monter des tours de garde avec chiens en laisse dans leurs résidences, des commerçants tester tous les nouveaux systèmes de sécurité à la mode etc... Le tout largement approuvé par le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, évidemment !
Il ne faut jamais faire d’angélisme sur les questions de sécurité, mais nous sommes ici devant une tendance toujours renouvelée des chaînes de télévision à ressortir ce type de thématiques à quelques semaines d’échéances électorales qui pose question.

Mais le meilleur s'est passé lundi soir sur TF1. Décidément indépassable lorsqu’il s’agit de dérouler le tapis rouge au président, la Une avait concocté une soirée spéciale à Nicolas Sarkozy. Au début, rien que de très classique : une interview de Nicolas Sarkozy dans le cadre du 20 heures dans laquelle il n'est rien ressorti, sinon quelques banalités, des formules toutes faîtes et quelques contre-vérités, comme d'accoutumée me direz vous, si l’on en juge par les dernières prestations du président.

Aux grands maux, les grands remèdes. Le Président est en mauvaise posture. La Une se devait de réagir. Invitée dans les locaux du Républicain Lorrain à répondre aux questions des lecteurs, Laurence Ferrari a dévoilé la lumineuse idée qui aurait germé dans les cerveaux des créatifs de TF1(Et oui, apparement, ils en sont encore capables !!!) : confronter le Président à des vrais Français !! Du jamais vu, sinon sous Chirac et lors de la dernière campagne présidentielle. Bref du resuçé comme à chaque fois qu’on prétend renouveler le genre histoire d'appâter le chaland.

Le président de la République a donc été confronté à dix "vrais" Français sélectionnés pour leur apparition dans des reportages récents sur TF1.
Et à quelques semaines des régionales, c’est Jean-Pierre Pernaut, pape des régions et de leurs produits dérivés, sarkozyste convaincu qui joua les passeurs de plats pour aborder les "vraies" préoccupations des "vrais" Français. Toujours étonnant ce souci de marteler l’effet de réalité pour mieux faire oublier la totale scénarisation du spectacle politique.

Et donc lundi soir, à croire que l’Elysée avait prévu un train de réformes de fond, et de combles, impliquant des mesures structurelles et budgétaires conséquentes, tant sur l’emploi, que sur l’éducation et l’enseignement universitaire, mais aussi sur l’agriculture et la petite entreprise, avec force dégagement de crédits et promesses d’intervention immédiate en faveur de tous les secteurs concernés,chacun des interlocuteurs sélectionnés par TF1 est reparti avec quelque chose dans sa besace.Il n’était plus question, au Château, de les faire passer à l’improviste.

Lundi soir, c’était oui pour tout le monde. La chose avait visiblement été pensée bien avant, mais il ne s’agissait surtout pas d’en laisser l’effet d’annonce à un membre du gouvernement sortant du Conseil des ministres, à une député furtif de la majorité lâchant le morceau prématurément, voire à un secrétaire d’Etat entre deux chambres ou un communiqué évaporé à l’AFP. Nicolas Sarkozy était d’accord avec tout, partageait les réticences et les indignations de chacun, quitte à surenchérir en expliquant, dossier bien en tête, le côté scandaleux de chaque situation : "C’est insupportable, je ne laisserai pas, ne comptez plus sur moi, je n’accepte pas, il est intolérable que, je ne veux plus entendre" !!! Un Martien débarquant à l’improviste croirait tomber sur le chef de l’opposition. A Laurence Ferrari, qui l’interroge sur l’affaire Proglio, il oppose "La responsabilité des syndicats qui exigent le maintient de leur patron à la tête de Véolia" au "seul désir de polémique stérile des partis politiques".

Pas une question ne le met mal à l’aise, il connaît chaque dossier sur le bout des ongles et se permet de temps en temps un chiffre, une date ou une statistique sous le regard médusé de son interlocuteur. C'est à se demander si les sujets n'ont pas été préparés entre TF1 et la présidence. A croire que le Président de terrain, toujours en première ligne, prêt à monter au front, s’est laissé convaincre d’adopter la stature du commandeur, avec le recul de rigueur qui sied à l’arbitre rassembleur. "Français, mes amis, je partage votre colère". Même la gestuelle semble avoir été travaillée avec des tics en déflation et une élocution sérénisée.

Bien mise en scène, réglée comme un coucou suisse, la prestation nous révélé un Nicolas Sarkozy en parfaite possession de ses moyens, plus pertinent et opérationnel que jamais, prêt à prendre la défense du citoyen contre les paresseux, les nantis, les tricheurs, les arrogants, les puissants et les profiteurs qui l’ont porté au pouvoir, bien malgré lui, et dont il défend les intérêts, bien malgré lui. Nous avons assisté lundi soir sur TF1, non plus à un festival, mais à un palmarès de marketing politico-médiatique. Ce ne fut pas seulement le triomphe de l’image, mais celui de la télé d’Etat, ci-devant TF1, au cours d’un documentaire en direct, somme toute terriblement ennuyeux ...

mercredi 27 janvier 2010

Flash Forward

Pendant 2 minutes et 17 secondes, toute l'humanité fait un "blackout". Durant cet étrange phénomène d'inconscience planétaire, des milliers d'avions s'écrasent, des millions de voitures se rentrent dedans... laissant comme un gout d'apocalypse. Durant ces 137 secondes, chaque individu voit une partie de son avenir. Si leur vision est unique, la date de l'évènement est la même pour toute la planète : le 29 avril 2010, soit 6 mois jour pour jour dans le futur....

"Qu'avez-vous vu ?"... Pour certaines personnes, la vision du futur est positive et bourrée d'espoir. Pour d'autres elle est négative, presque effrayante. Et pour ceux qui n'ont pas eu de vision du tout, c'est pire. Bien pire.

Enigmatique et fantastique, cette nouvelle série s'appelle Flash Forward. Annoncée comme la digne succession de LOST (qui se terminera cette année), la 1ère saison sera diffusée cet été sur TF1 !!!



jeudi 3 décembre 2009

lundi 23 novembre 2009

Ali Baddou

À 35 ans, ce Marocain de bonne famille est déjà une star de la radio et de la télé françaises. Et une figure du Tout-Paris.
Bien sous tous rapports, cet homme-là ! Études brillantes, bonne éducation, sourire radieux, carrière fulgurante et emploi du temps à faire pâlir de jalousie un ministre… Tout juste pourrait-on reprocher à Ali Baddou un soupçon de fausse modestie. Voire - défaut bien parisien - un zeste de snobisme.
De 2006 à juin 2009, il anime l’émission "Les Matins", la tranche d’informations de 7 heures à 9 heures sur France Culture et depuis septembre 2007, il est chroniqueur littéraire dans "Le Grand Journal" de Canal Plus. Comment trouve-t-il encore le temps d’enseigner la philosophie à Sciences Po ?
Son apparence décontractée - jeans, baskets et pull en laine - ne doit pas faire illusion : à 35 ans, Ali Baddou est déjà un professionnel aguerri, au discours parfaitement rodé. Ce n’est pas son seul paradoxe : lui qui se présente volontiers comme un incurable paresseux se lève tous les jours de la semaine à 4 h 30 du matin…

Ali Baddou est né le 28 février 1974 dans le 14e arrondissement de Paris. Du côté de son père, sa famille est originaire de Meknès. Sa famille maternelle est de Fès. L’un de ses grands-pères fut directeur du protocole de feu Mohammed V. Son père et son oncle sont diplomates et Yasmina, sa cousine, est ministre de la Santé dans le gouvernement d’Abbas El-Fassi.
Tout commence en 1952 lorsque ses deux grands-pères, l’un et l’autre grandes figures de l’Istiqlal et militants pour l’indépendance du Maroc, se retrouvent, trois ans durant, incarcérés dans la même cellule. À leur sortie, ils sont inséparables. Leurs familles se fréquentent assidûment et un mariage consacre bientôt l’étroitesse de ces liens. Celui des parents d’Ali.
Ancien élève du lycée Henri-IV, normalien et agrégé de lettres modernes, Ali débute à 23 ans une carrière d’enseignant. Sa première nomination le conduit à Saint-Denis, dans la proche banlieue parisienne, où il remplace au pied levé, l’avant-veille de la rentrée, un collègue indisponible. Par la suite, il officiera dans un lycée lyonnais, puis à Sciences Po Paris.
"J’adore enseigner, dit-il. C’est le fil rouge de tout ce que j’entreprends." Un fil rouge pas toujours facile à suivre dans sa carrière quelque peu vagabonde…
Sa première apparition publique remonte à 1996, lors des obsèques de François Mitterrand. Ali Baddou est à l’époque le compagnon de Mazarine Pingeot.

"Je ne dois rien à personne", tranche-t-il, comme pour tordre le cou à la rumeur. On a en effet beaucoup glosé sur d’hypothétiques coups de pouce dont il aurait bénéficié de la part des réseaux mitterrandiens. Sa relation avec Mazarine ? Une "histoire d’amour comme il y en a tant", élude-t-il.
En 2000, las du monde académique, qu’il juge "trop fermé et sclérosé", il prend un virage à 180 degrés. Sur les conseils d’une amie, Anne Auchatraire, qui travaille à l’Assemblée nationale et a été la conseillère du dirigeant socialiste Laurent Fabius, il entre au cabinet de Jack Lang, alors ministre de l’Éducation nationale. Mais, précise-t-il, "je n’ai jamais pris la carte d’aucun parti, je ne suis pas militant dans l’âme".
Jusqu’à 2002, il est chargé d’un dossier sensible : l’ouverture du recrutement de Sciences Po aux élèves des zones d’éducation prioritaire (ZEP). Pourtant, le combat pour la reconnaissance des "minorités visibles" n’est pas vraiment son truc. Il carbure plutôt au mérite. "Mon parcours est logique. Pourtant, à chaque nomination dont je bénéficie, j’entends dire dans mon dos que mes origines marocaines ont joué en ma faveur."

En 2003, par l’intermédiaire de Nicolas Demorand, son condisciple à Normale Sup’, qui anime à l’époque "Les Matins" de France Culture, Baddou intègre l’équipe de la très élitiste radio publique et devient chroniqueur dans "Tout arrive" de Marc Voinchet, puis producteur du " Rendez-vous des politiques".
"Tout a commencé par hasard. Un jour, j’ai rendu visite à Nicolas, en studio. J’ai adoré l’ambiance et j’ai fini par le remplacer pendant ses vacances." Lorsqu’on vient du monde universitaire, réussir une aussi spectaculaire reconversion ne va pas de soi. Il faut de la chance, mais aussi beaucoup, beaucoup de rigueur et de travail".
Dans le même temps, il se rapproche du monde de la télévision et se retrouve dans "Permis de penser", l’émission de Laure Adler sur Arte, puis dans "Field devant le poste", sur Paris Première. Petit à petit, il se fait une place dans le paysage audiovisuel français, et coanime en 2005 sur 2M une chaîne marocaine, le Sidaction marocain.

En septembre 2007, Michel Denisot et Renaud Le Van Kim, les producteurs du "Grand Journal", lui proposent de les rejoindre. Baddou hésite. Surtout "pour des raisons d’organisation et d’horaires". Puis il se jette à l’eau : "J’étais curieux de savoir dans quelle mesure il est encore possible de parler de culture et de livres à la télévision."
Aux jaloux, ceux qui tentent d’expliquer son succès, il répond : "À la radio comme à la télévision, c’est le public qui vous suit et vous soutient. Chaque jour, il vous apporte la preuve que vous méritez votre place. C’est rassurant."

dimanche 8 novembre 2009

Thomas Thouroude

Je ne sais pas si le matin, vous avez le temps de zapper ... en "petit-déjeunant" ? Moi, oui ... !
Et certains matins lorsque j'en ai marre de regarder les dessins animés de la trois ... je matte (je crois que le mot est juste) le journaliste qui anime la tranche "6-9 heures" sur "I>télé", j'ai nommé le mignon mais non moins journaliste Thomas Thouroude.
Comme l'écrivait "TÊTU" dernièrement : " Le match des beaux gosses va être serré car depuis quelque temps, on craque total pour Thomas Thouroude, qui lui officie les matins de la semaine (6h-9h), sur I>télé. Thomas a le format rugbyman, le genre de bon gars qui sourit tout le temps et avec qui on aimerait bien faire des passes décisives le dimanche aprè m’ sur le terrain… Bref, Thomas, c’est notre nouvelle idole."


mercredi 21 octobre 2009

Esprits criminels

Esprits criminels (Criminal Minds) est une série télévisée américaine, créée par Jeff Davis et diffusée depuis le 22 septembre 2005 sur le réseau CBS.
En France, la série est diffusée depuis le 28 juin 2006 sur TF1.
Cette série suit les enquêtes d'une unité spéciale du FBI : Le Département des Sciences du Comportement. Chaque membre de cette équipe de profilers a sa spécialité.
Ensemble, ils tentent de percer les pensées des tueurs en série et de décrypter leurs modes opératoires pour anticiper leurs actes et empêcher qu’ils fassent de nouvelles victimes. De leur complémentarité dépend la réussite des enquêtes. Mais ils doivent en permanence veiller à ce que leur travaille n’empiète pas sur leurs capacités de jugement.

Le département des sciences du comportement (BAU, Behavior Analysis Unit en version originale !), situé à Quantico en Virginie, est une division du FBI, menée par l'agent Aaron Hotchner. C'est une équipe de profileurs, amenée à se déplacer dans l'ensemble des États-Unis, chargée d'enquêter localement sur les criminels et les tueurs en série.
Esprits criminels a été l'un des plus gros succès de la rentrée 2006 aux Etats-Unis pour CBS. Dès son lancement en septembre, le premier épisode a rassemblé 19,6 millions de téléspectateurs. Depuis, la série attire en moyenne plus de 14 millions d'Américains. La 5éme saisons est en cours de tournage. Chaque épisode est d'une durée de 42 minutes.

Distribution principale :
* Thomas Gibson (VF : Julien Kramer) : Aaron Hotchner
* Joe Mantegna (VF : Hervé Jolly) : David Rossi (2007-)
* Shemar Moore (VF : David Kruger) : Derek Morgan
* Matthew Gray Gubler (VF : Taric Mehani) : Dr Spencer Reid
* Andrea Joy Cook (VF : Véronique Picciotto) : Jennifer « JJ » Jareau
* Paget Brewster (VF : Marie Zidi) : Emily Prentiss (2006-)
* Kirsten Vangsness (VF : Laëtitia Lefebvre) : Penelope Garcia

Personnages récurrents :
* Meredith Monroe : Haley Hotchner
* Jayne Atkinson : Erin Strauss
* Josh Stewart : William LaMontagne Jr.
* Nicholas Brendon : Kevin Lynch
* Brian Appel : Agent Anderson
* Gonzalo Menendez : Josh Kramer
* Meta Golding : Jordan Todd

David Rossi est le nouveau chef d'équipe qui apparaît dans la saison 3, à partir de l'épisode n°6. Il quitte sa retraite pour remplacer Jason Gideon. Il est rongé par une vieille affaire irrésolue ce qui le pousse à quitter sa retraite.

Dans l'épisode 3x18, Rossi a révélé qu'il avait été marié trois fois et n'a pas d'enfants.


L'Agent Spécial superviseur du FBI BAU Aaron "Hotch" Hotchner Interprété par Thomas Gibson, Hotch a été autrefois assigné au bureau du FBI à Seattle, Washington. Actuellement, il est le chef de l'équipe BAU. Lui et sa femme sont parents d'un bébé, prénommé Jack. Les tentatives de Hotch de trouver un équilibre entre sa vie de famille et son travail sont un thème récurrent de la série. Après une suspension de deux semaines pour avoir relâché un tueur en série, sous la pression d'Erin Strauss, Hotch a demandé d'être transféré. Sa femme fut ravie de cette décision, jusqu'à ce que l'agent Morgan supplie Hotch de l'aider sur une affaire à Milwaukee. Pendant qu'il préparait son départ du bureau, Garcia lui tendit le dossier et lui mentit en lui disant que son transfert était suspendu et que JJ voulait qu'il ait le dossier. Hotch décida de rester avec le BAU malgré le refus de sa femme. Et lorsqu'il retourna en Virginie, sa femme et son fils étaient partis. A la fin de l'épisode 3x11 "Birthright", alors qu'il quitte le bureau, il reçoit son assignation pour la demande de divorce de sa femme ; il signe la séparation par consentement mutuel à la fin de l'épisode 3x14. Il a un frère de 25 ans Sean qui veut être cuisinier à New York. Son père qui était avocat tout comme lui est décédé d'un infarctus à 47 ans (épisode la voix des sages saison 1). Aaron est né le 1 novembre (1x18 : Crimes à la une).

L'agent Spécial du FBI BAU Derek Morgan Interprété par Shemar Moore, Morgan est une personne sûre d'elle et décidée, le fils d'un père noir américain et d'une mère blanche. Il était ceinture noire au judo, il a suivi des cours de self-defense au FBI. Lui et ses deux sœurs (Sarah et Désirée) ont grandi dans un quartier de Chicago. Après la mort de son père, lorsqu'il avait 10 ans, Morgan est tombé dans la délinquance. Il a été pris sous l'aile d'un coordinateur d'un centre pour jeunes délinquants, Carl Buford. Buford a été comme un second père pour Morgan et l'a aidé à poursuivre sa scolarité dans un lycée de football américain, mais il l'a également violé ; un épisode (2x12 : De l'autre côté) est d'ailleurs dédié à cela.

L'agent Spécial du FBI BAU Dr. Spencer Reid Interprété par Matthew Gray Gubler, le Docteur Reid est un génie, ayant obtenu le bac à l'âge de 12 ans. Dans son enfance, son père l'a quitté lui et sa mère, n'étant plus capable de gérer la schizophrénie paranoïaque de la mère de Reid. Reid a grandi en apprenant tout ce qu'il pouvait des livres, avec une mère qui lui faisait souvent la lecture. Encore, Reid savait que la façon de vivre de sa mère n'était pas saine. Lorsqu'il a eu 18 ans, il a donc placé sa mère dans un hôpital. Elle est encore là-bas, et Reid a déclaré qu'il lui envoie des lettres tous les jours car il se sent coupable de ne pas lui rendre visite. Reid est également inquiet par le fait que la maladie de sa mère peut être héréditaire. Il a dit une fois à Morgan "Je sais ce que c'est d'avoir peur de son propre esprit". Après avoir été kidnappé par un tueur en série schizophrène, torturé et drogué, Reid a développé un problème d'addiction. Dans la saison 3, il se rend anonymement à une réunion où on apprend qu'il n'est plus dépendant depuis plusieurs mois.

L'agent Spécial du FBI BAU Jennifer "JJ" Jareau Interprétée par Andrea Joy Cook, l'agent Jareau est l'agent de liaison de l'équipe. Elle est également chargée des relations publiques. Elle rencontre William Lamontagne Jr à la Nouvelle-Orléans dans la saison 2. Une saison plus tard on le retrouve à Miami et on y apprend qu'ils ont entretenu une liaison pendant toute une année. Peu de temps après, on apprend que JJ et Will vont être parents (cela s'explique par la grossesse de AJ Cook). A noter que ce personnage n'existe pas dans le pilote de la série.

L'agent Spécial du FBI BAU Emily Prentiss Interprétée par Paget Brewster, Profiler très prometteuse, elle rejoint l'équipe suite à un transfert dû au départ de l'agent Greenaway. Fille d'un ambassadeur, certains membres de l'équipe la soupçonnent d'avoir été pistonnée et de ce fait, de ne pas mériter cette place dans l'unité. Elle parle arabe et russe. Le rôle de sa mère (l'ambassadrice) est joué par Kate Jackson.

L'agent Spécial du FBI BAU Penelope Garcia Interprétée par Kristen Vangsness. Penelope est l'agent surdouée en informatique. Du moment qu'il faut passer par un ordinateur pour obtenir des informations, elle les a. Elle entretient une relation amicale bien particulière avec Morgan. Elle a fait des études de médecine. Elle passe tout près de la mort quand elle se fait tirer dessus à la toute fin de l'épisode 8 de la saison 3. Dans l'épisode suivant, qui porte son prénom en version originale, on apprend que ses parents étaient hippies et qu'ils sont morts dans un accident de voiture (alcool au volant) quand elle avait 18 ans.

L'agent Spécial du FBI BAU Elle Greenaway Interprété par Lola Glaudini. Elle intègre l'équipe, lors du pilote de la série. Son père était policier à New York et est décédé quand elle était petite. Elle part, protégée par Hotch, ne supportant plus les risques du métier.



L'Agent Spécial Superviseur du FBI BAU Jason Gideon Interprété par Mandy Patinkin, Gideon a été le meilleur profiler du BAU. Il a soutenu Morgan et Reid durant leurs cauchemars. Avant la série, on a dit qu'il a fait une "dépression nerveuse" après qu'il eut envoyé six hommes dans un entrepôt piégé. Tous les agents ont été tués, et il a été sévèrement critiqué à propos de cet événement. Gideon est aussi talentueux aux échecs, et il a toujours battu le Dr. Reid. Après une suite de cas émotionnels, Gideon a commencé à se sentir mal. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été la suspension de Hotch, pour laquelle Gideon s'est senti responsable. Suite à cette affaire, il a disparu laissant derrière lui une lettre à Reid ainsi que son insigne et son arme.

Vous trouverez sur ce lien, plein d'informations importantes sur la série : "Esprits criminels - Série TV"


samedi 3 octobre 2009

Alex Goude

Ce nouveau présentateur plutôt mignon (!) est né le 13 août 1975 à Neuilly sur Seine.
Il fut un joueur de football de bon niveau et un pilote de Formule "Renault" jusqu'à l'âge de 20 ans. Il a débuté comme journaliste dans les jeux vidéos et le cinéma.
À 24 ans, il suit des cours de théâtre. Il a co-écrit et mis en scène "Théatrouille" au théâtre Comedia à Paris en 2005. Il a joué dans "Les homos préfèrent les blondes" durant une année au théâtre du Temple à Paris.

Il débute une carrière d'animateur sur Disney Channel, puis travaille sur M6, Canal +, Jet et France 2 chez Laurent Ruquier.
En 2006, il présenta la météo sur Canal + et depuis 2008 il la présente sur M6 avec Cali Morales et Laurence Roustandjee.
En décembre 2008, il fait sa première apparition à 20h45 sur M6 lors du match comptant pour la coupe de l'UEFA Manchester City - Paris Saint-Germain qu'il présente aux côtés, entre autres, de Thierry Roland.
Il anime "Le Grand Bétisier" 2008, en décembre 2008 en prime time aux côtés de Sandrine Corman.

Il est connu pour son sens de l'humour pendant la météo avec ses jeux de mots souvent remarqués.
En juillet 2009, il présente Total Wipeout aux côtés de Stéphane Rotenberg et de Sandrine Corman.
Depuis le 7 septembre 2009, Il présente la météo dans "le 19h45" (journal télévisé sur M6)

lundi 7 septembre 2009

samedi 5 septembre 2009

"24 h Berlin"

Tourné le 5 septembre 2008, soit un an jour pour jour avant sa diffusion, ce programme unique dans l’histoire de la télévision observe le quotidien d’une métropole européenne de 3,8 millions d’habitants tout à la fois chargée d’un passé douloureux et animée d’une énergie créatrice hors du commun.
Vingt ans après la chute du Mur, Berlin dévoile la multiplicité de ses quartiers, ses univers contrastés, son charme et ses contradictions, vécus et racontés par les Berlinois eux-mêmes, célèbres ou anonymes.

Juin 2009. Lehrter Strasse 57, Berlin. Ambiance studieuse et feutrée dans les locaux de "Zero One Film" qui travaille d’arrache-pied depuis des mois à l’élaboration d’un projet pharaonique : filmer en temps réel, vingt-quatre heures durant, Berlin et proposer une cartographie fidèle de la ville et de ses habitants.
Pour plonger dans les coulisses de la ville, 80 équipes de tournage parmi les plus grands documentaristes allemands, réunies sous la direction artistique de Volker Heise ont suivi cette journée comme les autres, sans événement particulier, avec les habitudes, les rituels, les peines ordinaires ou les joies inattendues de ses habitants de tous âges, de tous horizons et de toutes conditions.

Une contrainte essentielle : monter le film de façon chronologique. A l’issue d’un minutieux casting, 22 Berlinois ont été retenus : gens connus, inconnus, Allemands pure souche, immigrés, jeunes, vieux, riches, pauvres, exclus. Au fur et à mesure du déroulement de la journée, le film se tricote en fonction des emplois du temps des protagonistes. Et Volker Heise (çi-dessous) d’ajouter : "Tout au long du tournage, notre souci a été de donner une image véridique de Berlin aux générations futures."

Ce périple insolite et spectaculaire qui laissera aux générations à venir un document authentique sur le Berlin d’aujourd’hui témoigne aussi de l’ambition d’ ARTE de repenser la télévision, son champ d’action, ses codes et ses formats.
"24 heures Berlin" oscille sans cesse entre l’individuel et le collectif, entre plans rapprochés et vues d’ensemble. La caméra s’attarde tout autant sur Daniel Barenboïm en répétition au Staatsoper que sur un toxicomane en quête de sa dose quotidienne, une petite fille en plein devoir de classe sous l’oeil avisé de sa maman, un petit déjeuner dans une famille aisée de Turcs allemands ou le reportage du correspondant d’alors pour France 2, Jérôme Bony, sur l’abri anti-atomique d’Erich Honecker.













Sur 750 heures de rushes, le résultat final est une radiographie kaléidoscope d’une ville à part. Selon Jérôme Bony : "Berlin n’est pas l’Allemagne comme New York n’est pas les Etats-Unis."
Evénement médiatique de la rentrée et véritable prouesse logistique et technique, "24 h Berlin" raconte le quotidien de la métropole européenne, 20 ans après la chute du Mur, 70 ans après le début de la Deuxième Guerre mondiale. "24h Berlin" nous fait vivre 24 heures d’affilée au rythme de la capitale allemande.

"Viens jusqu'à moi ..."



Elodie Frégé et Michal pour une très belle chanson !

jeudi 13 août 2009

Le "vrai" générique !



Barbapapa 1970
Toute ma jeunesse !

samedi 13 juin 2009

Le téléviseur n’a décidément pas fini d’évoluer !

Voici le moniteur LCD à technologie LED Nec CRV‑43.
Disponible aux États-Unis au prix indicatif de 8 000 $, cet écran possède toutes les fonctionnalités du moment : prises HDMI 1.3, DVI‑D, ports USB Host, ratio de contraste de 10 000:1…
pourquoi ne pas vous laisser tenter par le Nec CRV-43, un écran incurvé de 43'' avec une résolution en 2880x900, le tout rétro-éclairé par LED.
Adapté au jeu vidéo et à bien d'autres usages spécifiques, le Nec CRV-43 propose un impressionnant ratio panoramique 32:10 (ou 16:5) affichant une définition dite double WXGA+ (2880×900 pixels), soit l'équivalent de deux écrans 16:10 WXGA+ accolés.

Cet écran repose sur une technologie de rétro-projection DLP, et non sur la technologie LCD comme on a pu le lire ici et là dans un premier temps, et présente la particularité d'être incurvé et sans délimitations. Il mesure 1 mètre de large pour une diagonale de 43 pouces, tandis que la technologie de projection impose une profondeur de près de 40 cm à laquelle on n'est plus habitué. L'usage de la projection permet en outre de bénéficier d'un temps de réponse quasi-nul (0,02 millisecondes) et d'un excellent rendu des couleurs, puisqu'il couvre 99% de l'espace colorimétrique Adobe RGB cher aux professionnels de l'image. Il affiche enfin une luminosité de 200 cd/m² pour un contraste de 10 000:1, et dispose également d'un concentrateur USB.
Associé à une garantie de 3 ans, il sera commercialisé dès le mois de juillet.
Bref, le téléviseur n’a pas fini d’évoluer !

vendredi 5 juin 2009

"Home" : le cri d'alarme de Yann Arthus-Bertrand

Marchant sur les traces d'Al Gore, Yann Arthus-Bertrand signe avec "Home" un film artistique et militant qui bénéficie d'une diffusion planétaire pour alerter l'opinion sur la menace climatique.
Impossible de passer à côté ... . À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement et afin de toucher le plus de monde possible, son SOS sort vendredi en même temps au cinéma, à la télévision sur France 2, sur des écrans géants (au Champ-de-Mars à Paris, à Londres et à New York), sur Internet (YouToube) et en DVD. Une mobilisation générale pour sauver la planète, une production française dont nous pouvons être fiers car elle sera diffusée gratuitement.

Produit par Luc Besson et EuropaCorp, "Home" a été financé par François-Henri Pinault, le patron du groupe de luxe mondial PPR qui a déboursé 12 millions d'euros. Il a nécessité plus de deux ans et demi de tournage en hélicoptère dans plus de 50 pays et donné lieu à 500 heures de rush, ramenées à 2 heures pour le cinéma et 90 minutes pour la télévision.

Diffusé dans 126 pays (Glenn Close assure les commentaires en anglais et Salma Hayek en espagnol), ce plaidoyer retrace l'histoire de la planète et de l'huma­nité en jouant sur l'opposition entre la beauté des images tournées du ciel en haute définition et la gravité des menaces qui pèsent sur la Terre. D'un côté, une mère ourse craquante qui sort de l'eau, suivie de ses deux petits ; de l'autre, la fonte de la calotte glacière qui promet d'entraîner des dérèglements en chaîne.

Même les images de sites pollués sont d'une splendeur à couper le souffle. «La beauté crée de l'émotion et fait réfléchir, explique Yann Arthus-Bertrand. Le mes­sage porté par ce film est extrêmement important, car il met en évidence la question de la survie. Sans nous en rendre compte, molécule après molécule, nous avons bouleversé l'équilibre climatique de la terre.» Et d'insister sur l'urgence de la situation : «Il ne reste plus que dix ans à l'humanité pour inverser la tendance.»

Des parrains célèbres, dont Al Gore, Prix Nobel de la paix et auteur d'"Une vérité qui dérange", ont apporté leur caution scienti­fique au film. Mais Yann Arthus-Bertrand s'est heurté à l'hostilité de certains pays, dérangés par sa caméra inquisitrice. La Syrie et Dubaï n'ont pas souhaité lui ouvrir leurs frontières. L'Inde a conservé la moitié de sa pellicule et la Chine a levé sa censure in extremis. L'Argentine l'a retenu une semaine sous un prétexte fallacieux. Preuve que le photographe écolo met souvent le doigt là où ça fait mal.

France 2, vendredi 5 juin, 20h40