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jeudi 3 décembre 2009

Un village breton 100% écolo

Assis dans son bureau, Serge Moëlo, le maire de Silfiac, est intarissable sur son nouveau projet : un pôle intergénérationnel, qui abritera des logements pour personnes âgées dépendantes et des studios pour les puéricultrices de la commune. Pendant qu'il parle, il ne cesse de fouiller dans les nombreux dossiers qui encombrent la pièce, avant de brandir triomphalement les plans du futur bâtiment. "Nous voulons installer une centrale photovoltaïque sur le toit, pour en faire un bâtiment à énergie positive" s'enthousiasme-t-il. Des projets comme celui-ci, Serge Moëlo en a plein la tête. Maire de Silfiac depuis 1995, c'est en grande partie sous son impulsion que cette petite commune de 450 habitants a fait le choix du développement durable, il y a près de dix ans.

Nichée au cœur de la Bretagne, aux confins du Morbihan, dans cette zone que l'on a souvent décrite comme désertée, voire condamnée, rien ne prédisposait Silfiac à devenir une référence en matière de développement durable. Largement tourné vers l'agriculture, le village voit peu à peu disparaître ses habitants. Au début des années 1990, son école est menacée de fermeture. "Je suis arrivé à un moment où il fallait réagir, on était au fond du trou", explique Serge Moëlo. Alors adjoint au maire, il s'évertue à sauver l'école du village grâce à des initiatives originales. Avec d'autres conseillers municipaux et les enseignants, il explique aux élèves la vie municipale. Les enfants organisent un vote dans toute la commune pour baptiser leur école, et vont jusqu'à réaliser un vrai-faux mariage breton, avec banquet et documents d'état civil à l'appui. Peu à peu, les habitants de Silfiac regardent d'un autre œil ce drôle d'adjoint aux initiatives si peu orthodoxes.

La commune investit dans le tourisme vert, développe des sentiers de randonnée, préserve son bocage. En 2001, elle franchit un cap. Silfiac possède une quinzaine de terrains à vendre. Le conseil municipal se prononce en faveur d'un hameau écocitoyen. Développé en Allemagne ou en Scandinavie, ce concept vise à associer normes environnementales sévères et organisation sociale responsable. "On a dû élaborer un cahier des charges, définir des objectifs en matière d'économies d'eau, d'énergie, de mixité sociale" se souvient Serge Moëlo. Une quinzaine de maisons s'élèvent aujourd'hui à la sortie du bourg. Les habitants viennent de toute la France, ravis d'avoir enfin trouvé un endroit où réaliser leur rêve écologique. D'autant que la plupart d'entre eux ont des revenus modestes, et accèdent pour la première fois à la propriété. Françoise, jeune retraitée, arrive de Paris. Elle a opté pour une maison bioclimatique, toute en bois, et se chauffe grâce à un système géothermique. "C'est un projet que je nourrissais depuis longtemps, j'ai étudié les différentes possibilités avec un cabinet d'architecte avant de me décider," dit-elle.

L'électricité provient des trois éoliennes qui surplombent le village, les eaux usées du bourg sont en partie assainies grâce au lagunage, les déchets sont triés, les espaces verts sont biologiques… "Cela prouve qu'il est possible de vivre de manière plus durable" affirme le maire. Des réalisations qui n'auraient pas été possibles sans le réseau de solidarité tissé avec une centaine d'autres villages bretons engagés dans le développement durable, et sans les subventions accordées par la région, le département ou l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). "Si des petites communes comme les nôtres peuvent le faire, alors les grandes villes n'ont plus d'excuses" sourit Serge Moëlo d'un air malicieux. Grâce à son dynamisme, Silfiac a pu développer l'emploi local, conserver son école, et même attirer de nouveaux habitants. Serge Moëlo, quant à lui, a atteint l'objectif qui lui tient à cœur : redonner aux habitants une meilleure opinion d'eux-mêmes. "On a longtemps vu la campagne comme un univers en perte de vitesse, uniquement voué à la désertification. Aujourd'hui, ils se rendent compte qu'ils peuvent être porteurs de solutions, que le monde rural est au cœur des enjeux de notre société".

mardi 10 novembre 2009

vendredi 23 octobre 2009

La baie des Trépassés


La baie des Trépassés est enserrée entre la pointe du Raz et la Pointe du Van, et se trouve sur les communes de Plogoff et de Cléden-Cap-Sizun (territoire du Cap Sizun). Son rivage forme une longue plage de sable reliant les deux pointes. La Baie des Trépassés est partie intégrante du Grand Site de France et à ce titre sa protection et sa gestion sont assurées par le Syndicat Mixte pour l'Aménagement et la Protection de la Pointe du Raz et du Cap Sizun.
L'origine de son nom est Bae an Anaon en Breton, et cette plage a triste réputation : une légende raconte qu'autrefois les cadavres des naufragés s'y échouaient fréquemment. Mais les courants s'opposent et cette plage doit son nom sinistre à une erreur de traduction : elle s'appelait à l'origine Bae an Avon, la baie de la rivière. Mais l'erreur contribue fortement à la légende.
L'une des hypothèses avancées est liée à l'histoire malheureuse de l'activité maritime de passage ou de pêche côtière dans les parages du Raz de Sein. La configuration des courants de marée et les vents dominants de secteur ouest repoussaient en effet les corps des marins naufragés sur la plage.
Une autre explication ferait revenir aux naufrageurs locaux l'origine de ce nom.
La baie, ouverte plein ouest face à l'Atlantique et recevant tout au long de l'année un vent assez fort, parfois violent assorti d'une grosse houle déferlante, constitue un spot de surf assez réputé dans toute la Bretagne.

"Rien ne saurait rendre l'impression d'infinie solitude, de veuvage, de néant, que donne, l'hiver, cette "baie des Âmes", boé an anaon, comme l'appellent les Bretons, en leur langue, d'un mot sourd et plaintif, emprunté, dirait-on, au vocabulaire de l'au-delà. La puissante lamentation de la mer, tantôt éclatait en sanglots, tantôt se traînait en longs gémissements ... "
Anatole Le Braz

mercredi 21 octobre 2009

!!!

Bigouden stylisées ... !

samedi 26 septembre 2009

Yoann Gourcuff

Yoann Gourcuff né le 11 juillet 1986 à Ploemeur, dans le Morbihan (en Bretagne !) est un footballeur international français, évoluant depuis la saison 2008-2009 aux Girondins de Bordeaux. Il joue au poste de milieu offensif. Au regard de ses performances en Équipe de France et en club, il est considéré comme l'un des plus grands espoirs du football français. Il a obtenu le titre de meilleur joueur de Ligue 1 en 2009 ainsi que du plus beau but de cette même saison, avec son but contre le Paris Saint Germain lors de la 20ème journée.

Mais que sait-on de Yoann Gourcuff ? Pas grand-chose. Disons ce que le terrain - la dernière chose qu’on nous laisse regarder - veut bien montrer de lui. Gourcuff est né médiatiquement le 5 décembre 2008 quand, au terme d’un vague Bordeaux-Valenciennes (2-1) d’arrière-saison, le joueur a décidé d’improviser un strip-tease sur la pelouse du stade Chaban-Delmas. L’affaire a duré dix minutes pour s’achever en slip. Les images du Girondin ont boosté les connections de sites de partage vidéo pendant des semaines et l’intéressé a été nommé bombe du mois de décembre par le magazine " Têtu". Gourcuff commentera l’affaire : "On m’en a pas mal parlé. Je me suis fait un peu chambrer là-dessus. Je n’y attache pas beaucoup d’importance, même si j’ai envie que les gens aient une bonne image de moi."

A la recherche de Yoann Gourcuff, c’est l’histoire du meilleur joueur de Ligue 1, un type qui a durablement mis les finances des Girondins de Bordeaux dans le rouge (on parle de 360 000 euros mensuels) lors de la signature de son contrat en mai. Mais cette histoire s’écrit sans l’intéressé : Gourcuff ne parle pas. Ou peu, et jamais de lui-même.

Subsistent des morceaux arrachés au bonhomme à l’issue d’un match, lors d’une conférence de presse à Bordeaux, ou pendant un rassemblement des Bleus à Clairefontaine. Une somme informe, parcellaire, dont on se rappelle deux choses : d’abord, Gourcuff en jeune homme pressé s’exfiltrant du stade de La Beaujoire, à Nantes, en redingote pied-de-poule et dans le véhicule d’un copain venu le chercher alors que ses coéquipiers, en survêtement et en rang d’oignons, étaient montés dans le car siglé Girondins de Bordeaux. Ensuite et fin, une conférence de presse donnée au stade Chaban-Delmas après un succès (2-1) face à Toulouse assorti d’un but inouï ; une sorte de dribble derrière le pied d’appui en repartant à 90° par rapport à l’angle de course initial. Il s’est pointé un brin ombrageux, le regard lourd, comme maquillé. Sur le foot, ce fut remarquable : "Il y a eu deux, trois secondes où j’ai vécu une situation bizarre. Le ballon n’était pas pour moi. Il n’était pas non plus pour mon adversaire direct. En fait, il n’était à personne."

Il vient juste de raconter son but. Et le reste ? On a droit à la spéciale du joueur, celle qu’il adresse à son interlocuteur à chaque question qu’il n’aime pas : il le regarde intensément par en dessous en entrouvrant légèrement la bouche. "Je n’ai jamais envie de parler de moi. Je ne maîtrise pas. Ça prend beaucoup d’énergie. Tout ce qui peut se dire ou s’écrire ne peut que perturber le foot." Au bout d’une trentaine de minutes, on a cru entrevoir quelque chose. On a senti le gaillard un peu joueur. Comme si, de son point de vue, le personnage qu’il se compose lors de ce type d’exercice était à la fois inévitable et marrant.

Fermez le ban ? Non : les médias artillent de partout. Se jettent sur le père, Christian Gourcuff, entraîneur, aujourd’hui en poste à Lorient. Qui, lui, donne des interviews en série : "A 5 ans, mon fils se passait en boucle les vidéocassettes du Brésil de Pelé. Je suis sûr que cela l’a rendu sensible aux beaux gestes techniques." Un psychologue spécialisé dans le sport, dans Ouest France : "Que son père soit entraîneur est une bonne chose. Le père est une personne-ressource. Il est important de savoir d’où l’on vient. Les racines font du bien." Gilles Dumas, directeur de SportLab Group, dans "le Figaro" : "Son image tranche avec les canons actuels du football. Gourcuff n’a pas le style banlieue, casque sur les oreilles et look de rappeur. Son bon niveau d’éducation transparaît à chacune de ses apparitions. A lui d’exploiter son potentiel médiatique pour élargir le spectre de sa notoriété."

Gourcuff se fiche complètement de sa notoriété et s’il a effectivement eu son bac Sciences et technologies industrielles à 18 ans, la plupart des joueurs qui crapahutent en Ligue 1 ne peuvent pas en dire autant. Mais bon, qu’importe : Yoann Gourcuff est toujours dans l’œil de celui qui le regarde. C’est aujourd’hui son secret. Attention : la règle vaut aussi pour ses parents, divorcés quand Yoann avait 13 ans. Le père est consulté sur la carrière du joueur et, plus généralement, les choses du ballon. La mère se charge du reste.

Une enfance tranquille dans une banlieue pavillonnaire de Ploemeur (Morbihan) : un grand frère plus âgé de quatre ans et les gamins qui passent leurs journées à taper contre un mur un ballon de foot - le père est alors joueur professionnel - ou une balle de tennis, sport qui poursuivra Yoann longtemps : il y atteindra un excellent niveau, ce qui accréditera plus tard l’image d’une sorte de sportsman doué pour tous les sports de balle.

Yoann a 13 ans quand il file en internat au centre de formation de Ploufragan (Côtes-d’Armor) : ce jour-là, il ne verse pas la moindre larme, ce qui interpella ses parents. A 17 ans, il signe son premier contrat pro au Stade rennais, où son père entraîne l’équipe première. Sauf que Christian est viré : on explique alors à Yoann qu’il faut s’accrocher et faire la part des choses, le gamin reçoit le message cinq sur cinq mais divise ses éducateurs. Certains lui trouvent le sens du jeu. D’autres remarquent surtout sa lenteur : il semble décomposer ses gestes, comme si on le voyait sous la lumière d’un stroboscope.

Côté cour : une bagarre dans un bar (il expliquera avoir été provoqué), les premières petites amies et c’est tout. Yoann Gourcuff apparaît réservé, volontaire et tenace. Un jour de juin 2006, il fait le grand saut et signe au Milan AC, le Stade rennais récupérant 3,5 millions d’euros. Un détail : le matin même, le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, était encore persuadé de tenir le bon bout.

En Lombardie, le petit gars de Ploemeur jure un peu dans le paysage. Tous ceux qui ont côtoyé le grand cirque milanais racontent la même chose : ces gars-là font peur. Elégants à en crever, les joueurs semblent se dissoudre dans une sorte d’ordonnancement réglé au battement de cil près, et où on ne distingue plus le dirigeant du footballeur, l’acteur économique du politique (berlusconisme oblige), la femme d’untel d’une attachée de presse ou d’une top model qui passe par là.

Pour un joueur qui sait du foot ce que la formation à la française a bien voulu lui inculquer, l’obstacle a quelque chose d’insurmontable. Gourcuff joue peu, se referme un peu plus et s’attire ce diagnostic de la cellule technique milanaise : le jeu étant la faculté à imprimer sa marque sur son environnement (le terrain et la coulisse sont liés), le Breton peut aller voir ailleurs. Dans France Football, le manager général du Milan, Ariedo Braida, résume l’affaire ainsi : "Peut-être n’a-t-il pas eu l’impression d’avoir la confiance totale et absolue de tout le monde."
Gourcuff a résisté un peu, gentiment, à sa manière : ça se passe quand même souvent entre lui et lui. A deux kilomètres du centre d’entraînement de Milanello, il coupe la FM italienne et met à fond du Carlos Núñez (musicien galicien, nous vous le rappelons) ou le bagad de Quimper. C’est bien la seule audace qu’on lui ait connue là-bas.

Quand Gourcuff débarque en prêt - et en location, 1,4 million d’euros la saison - à Bordeaux en juillet 2008, c’est donc au titre de curiosité vaguement exotique, le mec qui a vu les vedettes milanaises jouer depuis le banc de touche, le type effacé, le fils de l’autre. On connaît la suite. Il y a dix jours, le gamin a encore franchi une marche : juste après le coup de sifflet final du match nul (1-1) arraché par l’équipe de France à Belgrade face à la Serbie dans un contexte incandescent, c’est lui qui est allé porter la parole tricolore au micro de TF1. En clair, il était mandaté par ses coéquipiers pour être, ce soir-là, le visage des Bleus. Et devant des millions de téléspectateurs, Gourcuff a fait du Gourcuff, en y mettant une ingénuité un peu crâne dont, par les temps qui courent (attaques incessantes contre Raymond Domenech, incertitudes quant à la qualification pour le Mondial 2010, bouderie de Franck Ribéry…), on avait un peu perdu le sens dans la maison bleue. Gourcuff est aussi précieux parce qu’il est neuf. Après Belgrade, son capitaine en équipe de France, Thierry Henry, lui a donc fait un compliment mesuré : "Il s’est mis au diapason." En en disant le moins possible. Sur le moins de choses possible.

Quelques photos de mon pote Eric ...

Voici un extrait des superbes photos de mon ami Eric que vous trouverez sur son site...
Elles sont magnifiques car ... en plus d'être psychiatre (cela ne s'invente pas !!!), il s'adonne entre autre à sa passion, la photographie !

samedi 1 août 2009

La plus grande fleur du monde s'épanouit à Brest...


Au Conservatoire botanique de Brest, pour la deuxième fois depuis 2003, une inflorescence géante d'arum titan de deux mètres de hauteur s'est ouverte dimanche, comme prévu, pour la plus grande joie des spécialistes et des visiteurs. La plante est magnifique, comme le montrent les images qui, heureusement, ne transmettent pas le parfum, au goût de viande avariée...
Les botanistes du conservatoire surveillaient de près la pousse de leur arum titan, Amorphophallus titanum, et avaient prévu la floraison entre le 26 et le 28 juin. Pronostic excellent... La plus célèbre pensionnaire du Conservatoire botanique de Brest, arrivée sous forme de graine en 1993 et bichonnée dans une serre à 30°C, a ouvert son invraisemblable inflorescence dimanche 28 juin dans l'après-midi.

Cette étrange plante a été découverte à Sumatra au dix-neuvième siècle et, depuis, ne cesse d'étonner. Tous les ans, elle produit une unique feuille pouvant dépasser cinq mètres de hauteur et accumule des réserves pour, à un rythme de quelques années, émettre en environ trois semaines une spectaculaire inflorescence, c'est-à-dire un ensemble de fleurs simples, composant une structure énorme qui peut atteindre 2,70 mètres de hauteur.
C'est le record pour une inflorescence mais pas pour une fleur simple, lequel est détenu par Rafflesia arnoldii, une rafflésiacée d'un mètre de diamètre pour 7 kilogrammes.

La plante du Conservatoire avait déjà fleuri une fois, en juillet 2003, produisant une inflorescence de plus de 1,50 m, un spectacle qui avait attiré 6.000 personnes. Cette année, lorsque les botanistes ont vu une pousse sortir du tubercule de 38 kg, ils savaient donc à quoi s'en tenir et ont pu prédire avec précision le moment où l'inflorescence allait s'épanouir. Car le phénomène est étonnamment rapide. En trois jours, tout est fini.

Mais durant ce temps, la plante ne passe pas inaperçue. La température à l'intérieur de l'inflorescence augmente brutalement, pour atteindre plusieurs dizaines de degrés, tandis qu'une corolle pourpre se déploie. L'odeur se fait alors pestilentielle et rappelle fortement la chair en décomposition, ce qui explique son nom indonésien de fleur de cadavre. Cette fragrance repoussante n'est pas du tout un hasard, tout comme la poussée de chaleur. L'arum titan fabrique ainsi un diffuseur de parfum géant attirant certains insectes qui, justement, se nourrissent de charognes et qui s'occuperont involontairement de la pollinisation. La stratégie est d'ailleurs similaire à celle des rafflésiacées et l'étonnante taille de ces fleurs est comprise comme une solution pour assurer une puissante diffusion de l'appât olfactif durant une période brève.

Ces images sont précieuses car l'espèce est mal connue et aussi en danger. Sur ses terres d'origine, à Sumatra, l'arum titan se fait en effet de plus en plus rare, menacée surtout par la déforestation mais aussi par des cueillettes sauvages car la plante peut se vendre assez cher sur certains marchés asiatiques, selon le Conservatoire.

samedi 6 juin 2009

Lorsqu'on entrait à Rennes par la Porte Saint Germain !

Les remparts de la ville longeaient la Vilaine et une porte s'élevait au niveau de la place Saint-Germain. Ses fondations prennent l'air.
Entre la place Saint-Germain et la passerelle piétonnière, les bâches du chantier masquent deux tranchées. En s'approchant, on peut toutefois apercevoir deux types de vestiges. Parallèle à la Vilaine, ce sont les fondations en schiste et chaux de l'enceinte sud de la ville médiévale (à peu près de la Croix de la Mission au Pont Pasteur). À côté, les archéologues mettent au jour la pièce circulaire du sous-sol de la tour Est de la Porte Saint-Germain.

Pour imaginer cette porte, il faut penser aux Portes mordelaises proches des Lices. Ici, cette porte correspondait à un pont surplombant la Vilaine. Elle comprenait un pont-levis avec, vraisemblablement, un passage pour les charrettes et un pour les piétons. Elle était fermée le soir venu et sans nul doute gardée.

La découverte de ces fondations confirme ce qu'annonçaient les recherches documentaires il y a déjà un an. "On cherche d'abord dans les archives, les plans, le cadastre, explique Laurent Beuchet, archéologue de l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives). Place Saint-Germain, on n'est pas au coeur de la ville qui est autour de la cathédrale. Mais d'autres quartiers artisanaux se développaient à proximité du fleuve. Ça peut être le cas ici. La construction de l'enceinte et de la porte date de 1440. On le sait grâce aux actes de paiement dans la comptabilité de la cité. On sait même que certains maçons sont allés en prison pour avoir mal construit leur lot."

L'église Saint-Germain(*) sortit de terre plus tard avec, peut-être encore, un bras de la rivière à ses pieds. Elle offrait sa façade à voir dans la perspective de la porte, jusqu'à la destruction des remparts au XVIIe siècle. Ils n'avaient plus de rôle défensif et, était venu le temps où cette enceinte gênait l'expansion de la ville.

C'est le projet de deuxième ligne de métro qui a déclenché ce travail de recherche et de fouilles. Une façon pour Rennes Métropole de savoir où ils mettent les pieds avant de construire un nouveau tunnel et une station. Une manière aussi de lancer la réflexion sur la mise en valeur ou pas de ce patrimoine. En sachant que les représentants du ministère de la Culture auront aussi leur mot à dire.

En attendant, les fouilles permettent de vérifier des hypothèses, de préciser la topographie de l'ancienne ville, voire d'avoir des surprises. "On vient de commencer mais, explique Laurent Beuchet, on est surpris de voir la tour plutôt en retrait de l'enceinte. A priori, ça diminue son rôle défensif. Il peut toutefois y avoir d'autres contraintes qui nous échappent. Par exemple, le tracé de la Vilaine. Sa canalisation ne date que du XIXe siècle."
Les fouilles seront vers le 15 juin et la chaussée de nouveau libre pour la circulation et les ... manifestations estivales.

(*)L'église Saint-Germain est la plus grande église gothique de Rennes, un style architectural marqué par la présence des gargouilles et des baies de la façade Nord. Reconstruite par le duc Jean IV à partir de 1434, ce lieu de culte était principalement fréquenté par les riches marchands merciers, ainsi que par les parlementaires.
Elle sera achevée au début du XVIIe siècle par Gaultier qui travaillait alors sur le chantier du Parlement de Bretagne. La richesse de la construction s’explique par le fait que Saint-Germain était la paroisse des riches marchands et bourgeois de Rennes. C’est pourquoi vous ne serez pas surpris de voir un monumental portail sud, où sont étagées des colonnes formant la même hiérarchisation des ordres dorique, ionique et corinthien, que celles construites pour la chapelle du château d’Anet, propriété de Diane de Poitiers, favorite du roi, reprenant celle de l’arc de triomphe de Titus.
A l'intérieur, la lumière pénètre jusqu'au chœur en passant à travers de nombreux vitraux, datant des XVIe et XXe siècles.

lundi 4 mai 2009

Dimanche : Cancale en famille ...

Lorsque nous arrivons à Cancale, il fait toujours assez mauvais et puis dans l'après-midi, le ciel s'éclaircie généralement ...

Je ferai des kilomètres pour des huîtres mais également pour un tartare de saumon ... terrible !

Mon dessert pris juste avant que je ne "l'engloutisse" !
J'avais simplement commencé à manger ma glace ...

Mi Padre ... Respect !
Le type juste à côté de la paille, je veux dire à la table derrière la notre (!!!) était extrêmement mignon. Il me regardait, je le regardais ! Il avait un rire ... très con !

Mi hermano, forcément moins beau que moi ...
Il a toujours était assez jaloux de ma beauté, intérieure également !
Cancale et ses parcs à huîtres, d'ailleurs en contre bas, des ostréiculteurs vendent leurs productions.

De Cancale, nous pouvons apercevoir le Mont Saint Michel.