dimanche 10 janvier 2010
Canapé convertible en lit rond Nesting
Un canapé lit, c’est assez courant. Un canapé lit avec un design réussi c’est déjà plus rare. Mais, un canapé convertible en lit rond, c’est carrément unique ! C’est pourtant ce qu’a réussi à créer le designer Sergio Bicego pour Saba Italia. Son secret : 1 canapé asymétrique dont l’assise s’ouvre pour former une demi-lune qui, une fois associé à son jumeau, forme un lit parfaitement rond. Vous en aviez rêvé (ou pas), le canapé Nesting l’a fait.

Tous les avantages (et les inconvénients) d’un canapé convertible ET d’un lit rond enfin réunis grâce au canapé-lit Nesting.

Tous les avantages (et les inconvénients) d’un canapé convertible ET d’un lit rond enfin réunis grâce au canapé-lit Nesting.
samedi 9 janvier 2010
Dave "wolfman" Williams
David Williams (né le 4 août 1986) est un joueur professionnel de l'Australie Rugby League lecteur pour la Manly Sea Eagles dans le National Rugby League (LNR). Il joue aillier et certaines fois joue au centre. Il est le frère cadet de North Queensland Cowboys joueur, John Williams.Williams est un ancien Parramatta RL Junior, jouant pour les Le district de Hills Bulls basé à Baulkham Hills, Nord-Ouest Sydney.
En 2008, le nom de Williams est devenu véritablement culte sous le nom "Wolfman" pour son épaisse chevelure et sa barbe. Williams a marqué un essai dans le 2008 NRL et a ainsi apporté la victoire lors de la grande finale les Melbourne Storm. Suite à cette victoire, les membres de son équipe lui ont rasé sa barbe durant son sommeil !!!
En Octobre 2008, Williams a été nommé dans équipe nationale d'Australie.Il a fait ses débuts contre Papouasie-Nouvelle-Guinée à Dairy Farmers Stadium, marquant 3 essais, devenant un des rares joueurs à marquer un hat-trick à ses débuts.
En raison d'une blessure à la hanche de son coéquipier Brent Tate, Williams a été choisi pour jouer dans la finale de la Coupe du monde contre Nouvelle-Zélande en novembre, 2008.

En 2009 avec quelques coéquipiers Manly, David teint sa barbe rose pour un fonds de charité, dans leur match contre les Panthers Penrith Round 13 !
Quand dans une interview on lui pose la question « Vous trouvez-vous sexy ? », il répond : « Non »... Mais bien sûr !
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Il dirait oui je ne dirai pas non,
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Le Portugal légalise le mariage gay ...
Pays de forte tradition catholique longtemps réputé rétrograde, le Portugal a légalisé, dans une relative indifférence, le mariage homosexuel voté ce vendredi en première lecture par le Parlement. Cette loi autorise le mariage homosexuel mais interdit l'adoption par des couples de même sexe.Au nom de "la liberté, de la justice, de l'égalité et de l'humanisme"
Le Premier ministre portugais José Socrates est intervenu devant le Parlement pour défendre, en personne, le mariage homosexuel au nom de "la liberté, de la justice, de l'égalité et de l'humanisme".
"Cette loi vise à réparer des décennies d'injustices faites aux homosexuels", a déclaré devant les députés le chef du gouvernement socialiste, rappelant que, "jusqu'en 1982, le Portugal vivait dans cette situation absurde et révoltante de considérer l'homosexualité comme un crime prévu et puni par la loi".
Contrairement à l'Espagne où la légalisation du mariage gay en 2005 avait suscité une forte contestation, le texte n'a suscité au Portugal qu'une opposition discrète des associations proches des milieux catholiques, la droite évitant soigneusement tout jugement moral sur la question.
Et tout en rappelant régulièrement la doctrine de l'Eglise sur le mariage et la famille, la hiérarchie catholique portugaise s'est refusée à mobiliser ses ouailles sur un sujet qui, selon le cardinal-patriarche de Lisbonne Mgr José Policarpo, est "de la responsabilité du Parlement".
Selon un sondage réalisé en novembre par l'institut Eurosondagem pour plusieurs médias portugais, si une très forte majorité de Portugais (68,4%) reste opposée à l'adoption par des couples de même sexe, ils sont nettement plus partagés sur la question du mariage homosexuel (49,5% contre 45,5% pour).Mardi, une "plateforme citoyenne" a remis à l'Assemblée une pétition de plus de 90 000 signatures pour exiger la tenue d'un référendum. Conformément à la Constitution, cette demande a été soumise ce vendredi au Parlement mais a été rejetée par la gauche.
Echaudé sans doute par le précédent de l'avortement qui avait nécessité deux référendums avant d'être finalement dépénalisé en 2007, le gouvernement socialiste a exclu cette fois toute consultation populaire jugeant avoir "toute légitimité" pour faire voter par le Parlement une mesure inscrite à son programme électoral.
Selon plusieurs médias portugais, le gouvernement socialiste comme la hiérarchie catholique souhaitait que la question soit "réglée" avant la visite du pape, prévue du 11 au 14 mai.
L'union homosexuelle en Europe
Le Portugal devient le sixième pays a autorisé le mariage homosexuel.Le pays qui a ouvert la voie, c’est le Danemark, en 1989. Il crée alors un "partenariat enregistré", réservé aux couples de même sexe. Quatre ans plus tard, la Norvège embraye. Puis la Suède en 1995. Et hors UE, l’Islande en 1996. Révolutionnaire, mais il ne s’agit pas encore de mariage à proprement parlé.
La France alors innove en 1999, créant son Pacs -pacte civil de solidarité- ouvert à tous les couples. L’Allemagne invente en 2001 un "partenariat de vie", permettant aux gays de porter le même nom et de bénéficier, en matière d’héritage, des mêmes droits que les couples mariés. Suivront plus récemment la Finlande en 2002, la République tchèque en 2006, la Suisse en 2007. Pleins de nouveaux contrats, aux dénominations variées, mais toujours point de mariage.
C’est aux Pays-Bas que seront célébrées en Europe les premières vraies unions gays, en 2001. Puis en Belgique en 2003, en Espagne en 2005. La Suède et la Norvège enfin ont remplacé en 2009 leurs partenariats des années 90 par des mariages en bonne et due forme. Le Portugal va donc peut-être venir allonger la liste... "Le mariage homosexuel a déjà été adopté par de nombreux pays. Et il sera adopté par bien d’autres, je n’ai aucun doute là dessus", déclare José Socrates.
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dimanche 3 janvier 2010
"The April Fools"
Film de Stuart Rosenberg réalisé en 1968.
Synopsis : L'histoire est celle d'une rencontre qui bouleverse la vie de deux êtres ... Catherine (Catherine Deneuve !) est l'épouse d'un des co-directeurs d'un trust très puissant, qui a Howard (Jack Lemmon) sous ses ordres. Elle s'ennuie à mourir avec mon mari. L'ennui, cela s'apprend comme un art ... A peine Howard et Catherine ont échangé de banales paroles de sympathie lors d'un cocktail, qu'une série d'événements s'abat sur lui. Nommé chef de service, ce modeste employé brûle les étapes. Il grimpe si vite et si haut ... qu'il prend sa promotion pour une invraisemblable aventure. Le roman d'amour naît de cette nuance : Catherine le persuade de croire à "l'incroyable" dans un New York au mois d'août, que le nouveau "couple" découvre en liberté, où la caméra les suit, amoureux parmi tant d'autres.
Catherine décide de quitter ce monde artificiel, où l'argent gâte tout, où le sophistiqué se donne des allures de bon goût, pour suivre Howard las de l'enfer matrimonial et de l'affreux esclavage auquel il s'est condamné. Catherine et Howard s'envolent donc ensemble vers Paris. Vers une nouvelle vie, loin du monde frelaté et extravagant, loin d'une femme qui exploite, d'un fils qui ignore, d'un chien qui mord...J'ai découvert ce film à Londres en 85 lorsque j'étais en vacances scolaires. Je n'ai évidemment pas tout compris (!) mais je sais qu'à l'époque, j'ai trouvé ce film très léger et assez poétique.
Deneuve a 26 ans et y est très belle. New York est magnifiquement tourné.
C'est un des films qui a fait connaître Deneuve aux Etats-Unis. Suite à cela, elle tournera pour le marché américain, la publicité "Chanel" qui finira d'asseoir son statut de star là bas.
vendredi 1 janvier 2010
En Suède, l'"impôt dioxyde" préserve les entreprises ...
Dès la création de la loi en 1991, les entreprises ont bénéficié d'un taux préférentiel pour rester compétitives.La Suède a été érigée en exemple lors du débat français sur la taxe carbone, tant par la majorité que par l'opposition. Rien d'étonnant puisque le royaume scandinave a institué une fiscalité verte il y a près de vingt ans. Aujourd'hui, l'automobiliste suédois paie 0,31 € de taxe carbone par litre d'essence. Soit sept fois plus que ce qui attendait le conducteur français dans la loi censurée par le Conseil constitutionnel.
L'"impôt dioxyde", comme on l'appelle à Stockholm, a été créé en 1991 au terme de quatre années de débat national. Son montant initial était de 27 € la tonne de CO2. Il a depuis quadruplé pour atteindre en 2009 108 € la tonne, à comparer aux modestes 17 € du projet français. Tous les ménages suédois, quels que soient leurs revenus, sont assujettis au même taux. D'emblée, la Suède a écarté tout "chèque vert"à la française. Il s'agissait d'influencer le comportement des consommateurs. L'effet le plus concret a été le remplacement massif, aidé par l'État, des chauffages au fioul par des chaudières fonctionnant à la biomasse.
La pilule est d'autant mieux passée que l'"impôt CO2" s'inscrivait dans le cadre d'une grande réforme fiscale assortie de baisses de l'impôt sur le revenu. En 1991, différentes taxes sur le travail ont été réduites de 6 milliards d'euros, tandis que la nouvelle fiscalité verte générait 1,8 milliard d'euros de recettes. Celles-ci s'élèvent cette année à 2,6 milliards €, soit 1,7 % du budget de l'État.Dès le départ, au nom de la sauvegarde de la compétitivité, les entreprises ont bénéficié d'un taux préférentiel. Elles ne paient, par tonne de CO2, que 21 % de ce dont s'acquitte le consommateur. Quant aux industries les plus polluantes, soumises au système européen de quotas (aussi appelé marché du carbone), elles ne sont pas exonérées comme le prévoyait la France mais bénéficient d'un taux encore moindre, de 15 %. Cependant, dans le cadre du nouveau plan climat suédois, les entreprises vont payer plus. La taxe CO2 va passer "à 30 % en 2011, et à 60 % en 2015", précise Magnus Eriksson du ministère des Finances.
"Depuis 1990, les émissions de CO2 ont diminué d'au moins 9 %, alors que le produit intérieur brut s'est accru de 44 %", se félicitait Maria Wärnberg, conseillère du ministre de l'Environnement en 1991, en accueillant Chantal Jouanno, la secrétaire d'État à l'Écologie, venue s'informer à Stockholm en septembre dernier. Sans cette taxe, affirme le gouvernement suédois, les rejets de CO2 auraient augmenté de 20 % entre 1990 et 2010 ...
dimanche 27 décembre 2009
samedi 26 décembre 2009
Maarten Baas
Depuis 2004 et son mobilier carbonisé, ce jeune Néerlandais nous surprend à chaque collection. Devenu une star du design, il refuse toujours de commenter ses intentions.À 31 ans, l’Allemand qui vit aux Pays-Bas vient d’être sacré Designer de l’année 2009 à Design Miami, en Floride. Une distinction précoce, mais pas si surprenante au regard des pièces d’exception qui jalonnent son parcours depuis l’école. La Tools Galerie lui ouvre grand ses portes jusqu'au 23 janvier 2010 !
A rebours des designers du « off » qui choisissent, en marge du Salon du meuble de Milan, le cadre propret d’une boutique pour improviser une galerie, Maarten Baas a préféré investir, en avril dernier, un lieu joliment plus destroy : un atelier de réparation de voitures, Autoriparazione Voghera, via Voghera 8. De ce décor foutoir, criant de vérité et maculé de cambouis, émergeaient, telles des pépites d’or, ses meubles “Smoke”, “Clay” et “Sculpt” ainsi que des nouveautés. Parmi celles-ci, les “Chinese Objects Object” et “Plastic Chair Wood” conçues pour la Contrasts gallery à Shanghai et la famille d’objets lumineux “Chankley Bore” éditée par les Britanniques Established & Sons.
Une mise en scène pas si décalée quand on connaît l’atmosphère de ruche dans laquelle travaillent au quotidien Maarten Baas et son associé, Bas den Herder. L’un est aussi échevelé et dégingandé que l’autre, fils de pasteur, est coiffé ras et habillé sage. Ils n’en forment pas moins un duo d’enfer : Bas den Herder trouve les solutions techniques qui permettent de concrétiser les créations de Maarten. « Cette répartition des rôles est la force de ce tandem. Trop de designers ont de bonnes idées sans savoir les fabriquer », note Loïc Le Gaillard, de la Carpenters Workshop gallery à Londres. Séries limitées, pièces uniques reproductibles et commandes spéciales sont ainsi autoproduites par une dizaine d’assistants dans leur atelier d’Eindhoven.On a découvert Maarten Baas en 2003, à sa sortie de la Design Academy, avec son projet de fin d’études “Smoke” qui a marqué de façon indélébile les esprits. Peu disert sur son travail, le designer laisse aux autres le soin de l’interpréter. D’aucuns ont vu dans ces meubles de style livrés à la crémation (et préservés dans leur fonctionnalité par une couche de résine) un trait d’arrogance et d’irrévérence vis-à-vis du passé.
Dans la foulée, une seconde série, orchestrée par le galeriste new-yorkais Murray Moss, baptisée “Where’s There’s Smoke...” qui montrait vingt-cinq classiques du design offerts à un feu rédempteur, a accentué cette idée rebelle. « En brûlant ainsi ce qui a constitué ses plus fortes influences historiques, dont Mackintosh, Rietveld ou Eames, Baas a dégagé de l’énergie pour se propulser en avant, commente Murray Moss. Il manie le chalumeau comme un ciseau à bois, il resculpte ces icônes en imposant sa propre signature. »
Li Edelkoort, directrice de la Design Academy, se souvient : « Chez Murray Moss, le défilé d’icônes du XXe siècle brûlées était extrêmement émouvant, fort comme un adieu. Le vrai génie de Maarten Baas a été d’illustrer le passage d’un siècle à un autre, ce qui l’a propulsé sur le devant de la scène. Mais son geste était au départ spontané, primitif. Il y a, chez lui, une joie de créer. » Cette dimension du plaisir est effectivement centrale dans le travail de ce designer de 30 ans. Ce que confirme le galeriste parisien Loïc Bigot : « Baas a une attitude quasi adolescente. Domine, chez lui, l’envie de s’amuser avec les formes et les matières. » C’est patent avec la série “Clay” (2006) où il met littéralement « la main à la pâte » pour modeler, comme un sculpteur, l’argile synthétique autour d’un squelette de meuble en métal. Idem avec le mobilier “Treasure” (2005) improvisé à partir de morceaux de bois récupérés dans des décharges d’usines de meubles.Un jour, au détour d’une interview, Maarten Baas a avoué son penchant pour « la beauté de l’imperfection ». Son humour se teinte souvent d’ironie, Quand Pearl Lam de la Contrasts gallery l’invite à collaborer avec les meilleurs artisans chinois, il livre une superbe “Plastic Wood Chair”, imitant à la perfection un archétype de chaise industrielle. De la dérision encore et toujours avec ses “Chankley Bore”, d’étranges créatures échappées d’un cartoon futuriste, qui rompent à la façon d’un Mendini avec tous les standards du bon design.
« Face à ses objets, explique la galeriste milanaise Rossana Orlandi, on est instinctivement tenté de toucher pour identifier le matériau et soulever le mystère de la fabrication. Le meilleur exemple est son armoire “Sculpt”. Surdimensionnée et difforme, on la croit en bois alors qu’il s’agit de métal recouvert d’un placage bois ! »Son air angélique cache un designer qui défend bec et ongles son indépendance, contrôle son image autant que sa production. Le succès ne lui fait toutefois pas perdre la tête, ni céder aux sirènes du marché de l’art. Comptez 1900 euros pour une chaise “Clay” et 6000 euros pour une commode pièce unique “Smoke”. De quoi se laisser tenter pour qui collectionne le design d’auteur.
vendredi 25 décembre 2009
La France va mieux que les autres ... Sarkozy n'y est pour rien !
Pour sa deuxième conférence de presse (je rappelle qu'il en avait promis deux ou trois par an), Nicolas Sarkozy n'a pas pris trop de risques. Il a invité à la dernière minute les journalistes économiques, et leur a demandé explicitement de limiter leurs questions à l'économie. Ceux-ci ont été très disciplinés.Surtout, il a donné cette conférence pour annoncer un plan de revitalisation de l'économie contre lequel il est difficile d'être scandalisé : plus d'argent pour les universités, plus d'argent pour la recherche, plus d'argent pour les énergies renouvelables, etc ...
Enfin, le moment est bien choisi : la France vient d'annoncer qu'elle terminera l'année avec une récession inférieure à celle des voisins : le recul est de 2,2%, à comparer aux -5% allemands, aux -4,7% britanniques et aux -4,6% espagnols ...
Les questions ont été polies, y compris celle du directeur de "Libération", Laurent Joffrin, qui a commencé par saluer la performance économique de la France dont, suppose-t-il, "il serait injuste de dire que le gouvernement n'y est pour rien".
Eh bien, soyons "injustes" ! La vérité, c'est que gouvernement n'est pour rien dans la performance française (si tant est qu'on puisse appeler "performance" une baisse de la croissance de 2,2% !).
Certes, Nicolas Sarkozy a eu raison de ne pas écouter, fin 2008, les sirènes orthodoxes, surtout dans son camp, selon lesquelles toute relance serait catastrophique pour les comptes publics. Il donc a fait ce que tout gouvernement occidental a fait : il a laissé jouer les "stabilisateurs automatiques", c'est à dire qu'il n'a pas cherché à compenser par des coupes budgétaires les baisses de recettes fiscales liées à la crise (moins d'activité = moins de TVA).
Il a laissé le déficit s'accroître, comme l'ont fait tous ses collègues européens et américains. Et il n'a pas appuyé aussi fort que d'autres sur la pédale : Londres et Washington, par exemple, ont engagé des mesures bien plus massives en faveur des ménages.
Pourquoi dès lors la France a connu une récession moindre ? Pour trois raisons.
1. La première, c'est que l'économie française est moins "financiarisée" que les économies anglosaxones, et elle n'a pas subi de plein fouet l'éclatement de la bulle.
2. La deuxième raison, plus cruelle, est rappelée par l'économiste Patrick Artus dans "Libération" : la France a été moins touchée parce qu'elle s'est "désindustrialisée". La chute de la demande globale a frappé de plein fouet les grands exportateurs de biens d'équipement, dont la France ne fait plus partie. Artus donne des chiffres : l'emploi industriel ne s'élève qu'à 12% en France, contre 20% en Allemagne, les exportations représentent 22% du PIB en France, contre 50% en Allemagne…
3. Enfin, la France a été protégée par cet Etat-providence que Sarkozy rêve d'effilocher. Lors de sa conférence de presse, il a de nouveau comparé, avec une moue, le poids des dépenses publiques à celui des autres pays. Rendez-vous compte, "52% en France contre 42% en Allemagne" ! Pire, a-t-il même ajouté, "Nous avons dépassé la Suède !"
Paradoxalement, c'est cette importante dépense publique (pour la santé, l'éducation, la sécurité économique ou physique des citoyens) qui a permis d'amortir le choc de la crise. Par nature, la dépense publique est bien moins sensible aux aléas de la conjoncture que ne l'est la dépense privée.
Certes, il n'est pas très heureux de voir la France perdre du terrain sur les marchés internationaux et il est sain de s'assurer que la taille de l'administration publique n'est pas démesurée en comparaison aux services qu'elle rend.
Mais s'il est question de tenir un discours de vérité, il faut reconnaître que, pour une fois, ce sont ces "handicaps" qui ont permis aux Français d'être un peu mieux protégés que les autres contre la crise, et pas les quelques cadeaux fiscaux aux ménages aisés ou aux patrons de restaurants.
mardi 22 décembre 2009
samedi 19 décembre 2009
Le Château de Chantilly
Chantilly fut d'abord une ancienne forteresse médiévale cantonnée de sept tours et entourée de douves en eau, construite sur un terrain marécageux de la vallée de la Nonette, qui contrôlait la route de Paris à Senlis. Le château appartenait primitivement à Guy de Senlis, "bouteiller" du roi Louis VI à la fin du XIe siècle.
Le château de Chantilly se dresse au coeur d'un vaste domaine de 7.800 hectares de terres situé au coeur d'une des plus grandes forêts des environs de Paris.De 1386 à 1897, le domaine de Chantilly est passé par héritage à différentes branches d'une même famille, sans jamais être vendu : les Orgemont (XIVe-XVe), les Montmorency (XVe-XVIIe), l'une des plus puissantes familles du royaume, qui a beaucoup contribué à son développement, notamment au temps du Connétable Anne (1493-1567) qui fit construire le Petit château par Jean Bullant, puis les Bourbon-Condé (XVIIe-XVIIIe siècles), cousins des rois de France, dont le plus célèbre, le Grand Condé, fit dessiner le parc par André Le Nôtre, enfin Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897), fils du roi Louis-Philippe.
De la forteresse médiévale, il ne reste aujourd'hui que la base des sept tours, baignant dans les douves. Sous le Grand Condé, le château fut un lieu de fêtes et un cercle littéraire où voisinèrent La Fontaine, La Bruyère, ou Bossuet. Au XVIIIe, le prince de Bourbon-Condé décore les appartements du château en faisant appel aux peintres Oudry, Huet ou Nattier. Son fils fit aménager le jardin anglo-chinois, si cher à l'époque et fit construire le Hameau, groupe de maisons rustiques qui inspira celui de la reine Marie-Antoinette au Trianon. Il émigre à la Révolution, les collections de Chantilly sont saisies, les bâtiments rasés, le parc ravagé. En 1815, les Condé reviennent et restaurent le domaine.
De 1876 à 1882, le duc d'Aumale fait reconstruire le château, sur les plans de l'architecte Honoré Daumet. C'est pour cela que le château actuel présente une juxtaposition de tous les styles et de toutes les époques. Le décor XIXe étonnant, la salle à manger, l'escalier, ou encore certains salons expriment toute l'hétérogénéité et l'exubérance de cette période. Grand collectionneur, le duc d'Aumale constitua un formidable musée : école française, peinture italienne et de l'école du Nord font du musée Condé le plus riche de France après Le Louvre. La bibliothèque contient plus de 10.000 volumes du Moyen Age au XIXe dont le célèbre manuscrit des 'Très Riches Heures du duc de Berry'. Le domaine fut légué à l'Institut de France avec l'obligation de l'ouvrir au public et de tout conserver en l'état. Un très beau témoignage d'une ancienne famille régnante à son pays.Le Petit Château et le Château Neuf
De la forteresse médiévale des Orgemont ne subsiste que la base des tours. C'est donc Le Petit Château du connétable de Montmorency, construit en 1551, qui constitue aujourd'hui la partie la plus ancienne du château.Le Petit Château comprend, au premier étage, les grands appartements. Ceux-ci comprennent trois salles décorées au XIXe siècle (dont l'antichambre et la salle des gardes), élevées sur l'ancien bras d'eau qui séparait le Petit Château du Grand Château, ainsi que l'appartement des princes de Condé décoré vers 1720 par Jean Aubert de superbes lambris (comprenant la chambre de Monsieur le Duc, le cabinet d'angle, le boudoir décoré d'une grande "singerie" de Christophe Huet, "la Galerie des Actions de Monsieur le Prince", et le salon de Musique).

Le château d'Enghien
C'est un bâtiment tout en longueur adossé à la forêt et situé de l'autre côté du grand degré vis-à-vis du château. Construit en 1769 par l'architecte Jean-François Leroy, il a pour fonction originel de loger les invités des princes. Il doit son nom à Louis Antoine de Bourbon-Condé, Duc d'Enghien, fils du dernier prince de Condé, qui fut logé avec ses nourrices dans le bâtiment après sa naissance en 1772.Il est composé d'une succession de 4 logements accolés marqués par 4 entrées propres surmontées chacune d'un petit fronton triangulaire le tout couronné d'une balustrade, qui sont de nos jours les logements de fonction de la conservatrice du Musée Condé, et des trois académiciens membres du collège des conservateurs (actuellement Pierre-Jean Rémy de l'Académie française, qui remplace Alain Decaux, Yves Boiret de l'Académie des beaux-arts, Jean-François Jarrige de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres).
Le Jeu de Paume
Le jeu de paume est construit à partir de 1756 par l'architecte Claude Billard de Bellicard, avec des décorations sculptées sur la façade signées Henri-Nicolas Cousinet. C'est l'un des premiers bâtiments construit spécifiquement pour ce jeu. Il est inauguré le 26 octobre 1757. Il comprend la salle de jeu proprement dite et dans l'entrée « la Dépouille », où les joueurs se changent et se préparent.Le bâtiment est transformé en salle d'exposition pour des oeuvres de grand format au XIXe siècle. Visitable, il accueille aujourd'hui une maquette représentant le château et son parc au XVIIe siècle.
Les Grandes Écuries
Les Grandes Écuries ont été construites par l'architecte Jean Aubert entre 1719 et 1740. Longues de 186 mètres, elles sont exceptionnelles par leurs dimensions tout comme par leur magnificence.Le prince de Condé en était si fier qu'il n'hésitait pas à recevoir à dîner sous la majestueuse coupole, haute de 28 mètres, où soupèrent notamment Louis XV, le futur Tsar Paul Ier et Frédéric II de Prusse.
Les écuries pouvaient abriter 240 chevaux et 500 chiens, utilisés pour les chasses quotidiennes dans la forêt de Chantilly.
En 1982, le Musée vivant du cheval y a été installé par Yves Bienaimé.
En 2006, les écuries ont été réunies au château par l'Aga Khan IV dans le cadre de la Fondation pour la Sauvegarde du domaine de Chantilly.

Le parc
Le parc de Chantilly couvre 155 hectares, dont 25 hectares de plans d'eau, auxquels il faut ajouter les 60 hectares du parc de Sylvie. La forêt de Chantilly, qui s'étend sur 6 310 hectares, fait partie intégrante du domaine.Le jardin de Le Nôtre
Chantilly était la création préférée de Le Nôtre. Selon son habitude, il a structuré le parc autour de deux axes perpendiculaires : le premier, Nord-Sud, dans l'axe de la majestueuse terrasse édifiée par le connétable de Montmorency, est perpendiculaire aux courbes de niveau et met en évidence le vallonnement du site; le second, Est-Ouest, est occupé par Le Grand Canal, le long de la vallée.
Entre la terrasse et Le Grand Canal, au Nord du château, Le Nôtre a ménagé des parterres "à la Française". Ces parterres sont agrémentés de bassins et ornés de vases et de statues de pierre, dont la plupart datent du XIXe siècle et représentent les personnages illustres liés au riche passé du domaine. Les parterres étaient originellement de forme trapézoïdale, ce qui les faisait paraître plus vastes en contrecarrant la perspective. Cet effet, d'un très grand raffinement, a été supprimé par la reconstitution du XIXe siècle, qui leur a donné la forme de rectangles parfaits. Des broderies végétales, il en subsiste des témoignages dans le Jardin de la Volière (au pied du château, côté Ouest) ainsi que dans le jardin de La Maison de Sylvie (1671).
Les parterres de Le Nôtre sont aujourd'hui encadrés de deux jardins paysagers qui n'existaient pas du temps de leur création. Celui qui se trouve à l'Est date du XVIIIe siècle et est traité en hameau rustique. Celui de l'Ouest, traité "à l'Anglaise", remonte à la première moitié du XIXe siècle. De l'autre côté du Grand Canal, l'amphithéâtre du Vertugadin, prolongé par une allée forestière, prolonge l'axe des parterres à travers la forêt.
La grille d'honneur se trouve située en contre-bas par rapport au château et surtout à la terrasse. En arrivant au château, celle-ci masque la perspective, qui se découvre tout d'un coup lorsque le visiteur y accède : l'effet est saisissant.






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