mercredi 21 octobre 2009

Esprits criminels

Esprits criminels (Criminal Minds) est une série télévisée américaine, créée par Jeff Davis et diffusée depuis le 22 septembre 2005 sur le réseau CBS.
En France, la série est diffusée depuis le 28 juin 2006 sur TF1.
Cette série suit les enquêtes d'une unité spéciale du FBI : Le Département des Sciences du Comportement. Chaque membre de cette équipe de profilers a sa spécialité.
Ensemble, ils tentent de percer les pensées des tueurs en série et de décrypter leurs modes opératoires pour anticiper leurs actes et empêcher qu’ils fassent de nouvelles victimes. De leur complémentarité dépend la réussite des enquêtes. Mais ils doivent en permanence veiller à ce que leur travaille n’empiète pas sur leurs capacités de jugement.

Le département des sciences du comportement (BAU, Behavior Analysis Unit en version originale !), situé à Quantico en Virginie, est une division du FBI, menée par l'agent Aaron Hotchner. C'est une équipe de profileurs, amenée à se déplacer dans l'ensemble des États-Unis, chargée d'enquêter localement sur les criminels et les tueurs en série.
Esprits criminels a été l'un des plus gros succès de la rentrée 2006 aux Etats-Unis pour CBS. Dès son lancement en septembre, le premier épisode a rassemblé 19,6 millions de téléspectateurs. Depuis, la série attire en moyenne plus de 14 millions d'Américains. La 5éme saisons est en cours de tournage. Chaque épisode est d'une durée de 42 minutes.

Distribution principale :
* Thomas Gibson (VF : Julien Kramer) : Aaron Hotchner
* Joe Mantegna (VF : Hervé Jolly) : David Rossi (2007-)
* Shemar Moore (VF : David Kruger) : Derek Morgan
* Matthew Gray Gubler (VF : Taric Mehani) : Dr Spencer Reid
* Andrea Joy Cook (VF : Véronique Picciotto) : Jennifer « JJ » Jareau
* Paget Brewster (VF : Marie Zidi) : Emily Prentiss (2006-)
* Kirsten Vangsness (VF : Laëtitia Lefebvre) : Penelope Garcia

Personnages récurrents :
* Meredith Monroe : Haley Hotchner
* Jayne Atkinson : Erin Strauss
* Josh Stewart : William LaMontagne Jr.
* Nicholas Brendon : Kevin Lynch
* Brian Appel : Agent Anderson
* Gonzalo Menendez : Josh Kramer
* Meta Golding : Jordan Todd

David Rossi est le nouveau chef d'équipe qui apparaît dans la saison 3, à partir de l'épisode n°6. Il quitte sa retraite pour remplacer Jason Gideon. Il est rongé par une vieille affaire irrésolue ce qui le pousse à quitter sa retraite.

Dans l'épisode 3x18, Rossi a révélé qu'il avait été marié trois fois et n'a pas d'enfants.


L'Agent Spécial superviseur du FBI BAU Aaron "Hotch" Hotchner Interprété par Thomas Gibson, Hotch a été autrefois assigné au bureau du FBI à Seattle, Washington. Actuellement, il est le chef de l'équipe BAU. Lui et sa femme sont parents d'un bébé, prénommé Jack. Les tentatives de Hotch de trouver un équilibre entre sa vie de famille et son travail sont un thème récurrent de la série. Après une suspension de deux semaines pour avoir relâché un tueur en série, sous la pression d'Erin Strauss, Hotch a demandé d'être transféré. Sa femme fut ravie de cette décision, jusqu'à ce que l'agent Morgan supplie Hotch de l'aider sur une affaire à Milwaukee. Pendant qu'il préparait son départ du bureau, Garcia lui tendit le dossier et lui mentit en lui disant que son transfert était suspendu et que JJ voulait qu'il ait le dossier. Hotch décida de rester avec le BAU malgré le refus de sa femme. Et lorsqu'il retourna en Virginie, sa femme et son fils étaient partis. A la fin de l'épisode 3x11 "Birthright", alors qu'il quitte le bureau, il reçoit son assignation pour la demande de divorce de sa femme ; il signe la séparation par consentement mutuel à la fin de l'épisode 3x14. Il a un frère de 25 ans Sean qui veut être cuisinier à New York. Son père qui était avocat tout comme lui est décédé d'un infarctus à 47 ans (épisode la voix des sages saison 1). Aaron est né le 1 novembre (1x18 : Crimes à la une).

L'agent Spécial du FBI BAU Derek Morgan Interprété par Shemar Moore, Morgan est une personne sûre d'elle et décidée, le fils d'un père noir américain et d'une mère blanche. Il était ceinture noire au judo, il a suivi des cours de self-defense au FBI. Lui et ses deux sœurs (Sarah et Désirée) ont grandi dans un quartier de Chicago. Après la mort de son père, lorsqu'il avait 10 ans, Morgan est tombé dans la délinquance. Il a été pris sous l'aile d'un coordinateur d'un centre pour jeunes délinquants, Carl Buford. Buford a été comme un second père pour Morgan et l'a aidé à poursuivre sa scolarité dans un lycée de football américain, mais il l'a également violé ; un épisode (2x12 : De l'autre côté) est d'ailleurs dédié à cela.

L'agent Spécial du FBI BAU Dr. Spencer Reid Interprété par Matthew Gray Gubler, le Docteur Reid est un génie, ayant obtenu le bac à l'âge de 12 ans. Dans son enfance, son père l'a quitté lui et sa mère, n'étant plus capable de gérer la schizophrénie paranoïaque de la mère de Reid. Reid a grandi en apprenant tout ce qu'il pouvait des livres, avec une mère qui lui faisait souvent la lecture. Encore, Reid savait que la façon de vivre de sa mère n'était pas saine. Lorsqu'il a eu 18 ans, il a donc placé sa mère dans un hôpital. Elle est encore là-bas, et Reid a déclaré qu'il lui envoie des lettres tous les jours car il se sent coupable de ne pas lui rendre visite. Reid est également inquiet par le fait que la maladie de sa mère peut être héréditaire. Il a dit une fois à Morgan "Je sais ce que c'est d'avoir peur de son propre esprit". Après avoir été kidnappé par un tueur en série schizophrène, torturé et drogué, Reid a développé un problème d'addiction. Dans la saison 3, il se rend anonymement à une réunion où on apprend qu'il n'est plus dépendant depuis plusieurs mois.

L'agent Spécial du FBI BAU Jennifer "JJ" Jareau Interprétée par Andrea Joy Cook, l'agent Jareau est l'agent de liaison de l'équipe. Elle est également chargée des relations publiques. Elle rencontre William Lamontagne Jr à la Nouvelle-Orléans dans la saison 2. Une saison plus tard on le retrouve à Miami et on y apprend qu'ils ont entretenu une liaison pendant toute une année. Peu de temps après, on apprend que JJ et Will vont être parents (cela s'explique par la grossesse de AJ Cook). A noter que ce personnage n'existe pas dans le pilote de la série.

L'agent Spécial du FBI BAU Emily Prentiss Interprétée par Paget Brewster, Profiler très prometteuse, elle rejoint l'équipe suite à un transfert dû au départ de l'agent Greenaway. Fille d'un ambassadeur, certains membres de l'équipe la soupçonnent d'avoir été pistonnée et de ce fait, de ne pas mériter cette place dans l'unité. Elle parle arabe et russe. Le rôle de sa mère (l'ambassadrice) est joué par Kate Jackson.

L'agent Spécial du FBI BAU Penelope Garcia Interprétée par Kristen Vangsness. Penelope est l'agent surdouée en informatique. Du moment qu'il faut passer par un ordinateur pour obtenir des informations, elle les a. Elle entretient une relation amicale bien particulière avec Morgan. Elle a fait des études de médecine. Elle passe tout près de la mort quand elle se fait tirer dessus à la toute fin de l'épisode 8 de la saison 3. Dans l'épisode suivant, qui porte son prénom en version originale, on apprend que ses parents étaient hippies et qu'ils sont morts dans un accident de voiture (alcool au volant) quand elle avait 18 ans.

L'agent Spécial du FBI BAU Elle Greenaway Interprété par Lola Glaudini. Elle intègre l'équipe, lors du pilote de la série. Son père était policier à New York et est décédé quand elle était petite. Elle part, protégée par Hotch, ne supportant plus les risques du métier.



L'Agent Spécial Superviseur du FBI BAU Jason Gideon Interprété par Mandy Patinkin, Gideon a été le meilleur profiler du BAU. Il a soutenu Morgan et Reid durant leurs cauchemars. Avant la série, on a dit qu'il a fait une "dépression nerveuse" après qu'il eut envoyé six hommes dans un entrepôt piégé. Tous les agents ont été tués, et il a été sévèrement critiqué à propos de cet événement. Gideon est aussi talentueux aux échecs, et il a toujours battu le Dr. Reid. Après une suite de cas émotionnels, Gideon a commencé à se sentir mal. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été la suspension de Hotch, pour laquelle Gideon s'est senti responsable. Suite à cette affaire, il a disparu laissant derrière lui une lettre à Reid ainsi que son insigne et son arme.

Vous trouverez sur ce lien, plein d'informations importantes sur la série : "Esprits criminels - Série TV"


!!!

Bigouden stylisées ... !

Eco Pods Architectural Concept

Projet architectural d’anticipation imaginé par le studio d’architecture de Boston Howeler + Yoon en collaboration avec Squared Design Lab, le concept Eco Pods se propose de stimuler à la fois l’économie et l’écologie. L’idée ?
Décrit comme une sorte de bio-réacteur à placer dans les coeurs urbains, sa façade est entièrement constituée de modules, qui peuvent être déplacés par des bras en fonction de l’exposition, contenant un substrat de croissance et une certaine variété d’algues pouvant être transformée en carburant. Outre cette utilisation énergétique, sa seule présence dans la ville peu constituer une sorte de poumon, rôle classique des plantes vertes.

Les capsules, appelées "eco-pods", seraient orientées et repositionnées continuellement par des bras robotiques pour optimiser la production d’une algue. Et cette algue servirait à faire du biocarburant. Les designers veulent ainsi informer le grand public du potentiel écologique de ces algues capables de pousser verticalement. Ils proposent de recouvrir un bâtiment de Boston (dont la construction n’est pas finie) de capsules écologiques robotisées pour le transformer en ferme autonome ! Ils espèrent réaliser ce projet sur plusieurs immeubles abandonnés à cause de la crise. Reste à savoir si cela ne sonne pas trop SF aux oreilles du maire …

Un peu de douceur ...

Quand les sauropodes peuplaient la France ...

Deux géologues amateurs ont découvert dans le massif du Jura le plus grand gisement d'empreintes de dinosaures au monde, datant de plus de 150 millions d'années.

C'était là, juste sous leurs pieds, sur un petit sentier de débardage d'une forêt communale, non loin du village de Plagne, dans l'Ain. Pendant des centaines d'années, des hommes ont mis leurs pas dans ceux de dinosaures sans jamais s'en apercevoir. Et puis, un dimanche d'avril 2009, deux chercheurs amateurs ont su voir ce que personne n'avait vu avant eux. Marie-Hélène Marcaud, enseignante à la retraite, et Patrice Landry, géologue, tout deux membres amateurs de la Société des naturalistes d'Oyonnax, ont découvert les plus grandes traces de sauropodes connues : des pas de géants d'environ 1,50 m de circonférence, fossilisés dans le calcaire et vieux de plus de 150 millions d'années. Une découverte considérable qui bouleverse l'image même du monde de la préhistoire européenne. Car sous leurs yeux, ce n'est pas une empreinte mais des dizaines et peut-être même des centaines dont les contours se sont révélés, échelonnés sur au moins 300 mètres de long et 100 mètres de large, témoins du passage d'un véritable troupeau. Soit la plus longue piste mise au jour, puisque la plus importante découverte auparavant au Portugal, près de Fatima, ne mesure "que" 147 mètres.

"Nous en avions la certitude, Marie-Hélène et moi, raconte Patrice Landry. Nous savions que nous allions trouver un jour des traces de dinosaures dans la région. Nous avions déjà participé à la découverte d'empreintes probables sur un chantier de contournement routier à Oyonnax dans les années 90. Mais, à l'époque, les scientifiques ne nous avaient pas suivis. Pendant des années, ensuite, nous avons étudié les cartes géologiques et des photos satellites de la zone et voyagé dans le monde entier pour nous familiariser avec les empreintes de dinosaures, convaincus qu'une autre découverte était possible. Mais son ampleur nous a littéralement soufflés. Si l'on en juge par la taille considérable des empreintes, ces animaux devaient être gigantesques."

Ce n'est pas la première fois que de tels fossiles sont découverts dans le Jura, puisque trois autres sites, dont le célèbre site de Coisia, avaient déjà été répertoriés. "Mais ici, à Plagne, le changement d'échelle est considérable, explique Jean-Michel Mazin, directeur de recherche au laboratoire de paléoenvironnement et paléobiosphère (CNRS/université Claude-Bernard Lyon-I). Nous sommes probablement face au plus grand gisement d'empreintes au monde. Conservées dans la couche calcaire du tithonien, le dernier étage stratigraphique du jurassique supérieur, elles correspondent à des animaux quadrupèdes de 25 mètres de long pesant de 30 à 40 tonnes. Plus exactement des sauropodes, sans doute proches morphologiquement des diplodocus d'Amérique du Nord."

Une formidable découverte rendue possible par un accident géologique unique. "On peut imaginer que ces traces ont longuement séché au soleil avant d'être recouvertes par la mer qui a empilé des dizaines puis des centaines de mètres de sédiments, les protégeant ainsi pendant des millions d'années, assure Patrice Landry. Puis les strates ont été bouleversées lors de la formation du massif du Jura, il y a environ 10 ou 15 millions d'années. Et l'érosion a fait le reste, décapant lentement les couches... L'incroyable est qu'elles ont été préservées à cet endroit."

Passée l'ivresse de la découverte, les scientifiques du CNRS espèrent maintenant pouvoir étudier plus profondément le site et effectuer d'autres sondages avant de commencer des études plus fines, afin de déterminer avec plus de certitude l'espèce de dinosaures qui a laissé ce précieux témoignage. L'histoire préhistorique de Plagne ne fait que commencer.

mardi 20 octobre 2009

"Les larmes d'Eros" ou L'amour et la mort dans les arts visuels ...

Le Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid et la fondation Caja Madrid consacrent à partir du 20 octobre une exposition intitulée "les larmes d’Eros", avec pour ambition de traiter le "sujet le plus universel au monde par le biais des mythes et des icônes érotiques".
Cette exposition composée d’environ 120 pièces (peintures, sculptures, photographies et vidéos) les différents mythes qui structurent notre vision de l’érotisme (naissance de Vénus, Eve et le serpent, Andromède enchaînée…) représentés par les grands maîtres anciens comme par les contemporains.
"Nous cherchons à attirer tous les publics à cette exposition qui peut être comprise et appréciée par un spectateur privé de toute explication car tout le monde connaît les mythes qui ont été choisis", a expliqué lundi le commissaire de l’exposition et directeur artistique du musée Thyssen, Guillermo Solana.
"Il s’agit d’établir un dialogue entre les grand maîtres anciens et les artistes contemporains, particulièrement ceux du 19e siècle qui ont révisé en les érotisant nombre de mythes chrétiens et gréco-latins", ajoute M. Solana.

La première partie évoque la relation entre la douleur et le plaisir à travers des thèmes de la mythologie classique et de la tradition judéo-chrétienne, tels que la naissance de Vénus ou les Tentations de Saint-Antoine ou encore le martyre de Saint-Sébastien.
L’exposition qui tire son nom d’un ouvrage dans lequel le Français Georges Bataille aborde l’intime relation entre Eros et Tanatos – la pulsion sexuelle et l’instinct de mort -, frappe par l’éclectisme des oeuvres exposées.
Le visiteur, devenu voyeur, caresse des yeux une Venus sortie des eaux, représentée sous les traits d’une lolita américaine, une Andromède peinte par Gustave Doré illustrant le bondage en passant par un baiser de Dracula par Andy Warhol.

La seconde partie, intitulée Le songe éternel, s'intéresse plus particulièrement au parallélisme souligné par certains artistes tout au long de l'Histoire entre la mort et l'extase amoureuse, à partir de mythes comme ceux d'Apollon et Jacinthe, Vénus et Adonis ou encore le Songe d'Endymion. l'exposition aborde le thème de la mort érotisée, en revisitant par exemple lors du chapitre consacrée à Cléopâtre, la confusion entre agonie et "petite mort".

Cette volonté de dialogue entre artistes du passé et contemporains, montre l’éternelle pertinence de ses mythes, notamment dans l’oeuvre de l’artiste américaine Cindy Sherman qui se change en "femme fatale" en tenant dans une main une tête d’homme, la décapitation étant un symbole antique de castration. Le spectateur comprendra mieux que jamais le sens de l'expression mourir d'amour, car d'une certaine façon certaines idylles amoureuses ne peuvent atteindre leur plénitude que dans l'au-delà.

L’exposition restera ouverte jusqu’au 31 janvier.

Un peu de douceur ...

Ridan : "Passe à ton voisin" ...

dimanche 18 octobre 2009

"Mères et filles"

Que dire de ce film que je me suis empressé évidement d'aller voir.
"Mères et filles" est un film de femme sur les femmes très nettement féministe mais qui n’entre jamais dans un discours rancunier. Un portrait générationnel convaincant, servi par des actrices magistrales.
"Trois femmes, trois générations. Dans les années 50, Louise a quitté le domicile conjugal alors que ses enfants étaient encore jeunes. Elle n’a plus donné signe de vie. Sa fille Martine est restée dans la petite ville de bord de mer où elle est devenue médecin. Aujourd’hui Audrey, la fille de Martine, la trentaine indépendante, revient rendre visite à ses parents. Elle va trouver par hasard un cahier ayant appartenu à sa grand-mère, un journal qui pourrait enfin expliquer son départ. Éclaircira-t-il les non-dits qui altèrent depuis toujours les relations au sein de la famille ? Audrey y trouvera-t-elle les réponses aux questions qu’elle se pose sur son propre avenir ?"

Impossible de désigner le personnage principal du film même si toute l'histoire tourne autour de Louise, la grand mère trop indépendante ( pour son époque !). Comme le titre est au pluriel ... les héroïnes sont multiples. Car il s’agit bien d’héroïnes au sens littéral du terme : chacune d’elle s’est battue pour se créer sa place, exister dans la société, aux yeux des autres et assumer leurs envies et leur personnalité. Un combat, un leitmotiv qu’expose Julie Lopes-Curval, dans son troisième long-métrage après "Bord de mer" et "Toi et moi".

Pour incarner des femmes aussi combatives, le choix des actrices s’avère crucial et demande des personnalités fortes qui soient néanmoins capables de ne pas annihiler le personnage. Marina Hands se révèle particulièrement convaincante. Le personnage qu’elle interprète dans "Mères et filles" est le prolongement moderne de ses précédents films et notamment "Lady Chatterley" ; De retour en vacances en famille, elle plonge dans son passé familial et découvre, fascinée autant qu’inquiète, la vie, moins lisse qu’elle ne le pensait, des femmes des générations précédentes. Sa mère, incarnée par Catherine Deneuve impressionnante et dont le jeu est toujours aussi parfait (en revanche ... les ravages de la chirurgie soi-disant esthétique commence à se remarquer beaucoup !) , incarne un personnage riche et complexe, rongé par une histoire lourde à porter. L’actrice, toujours aussi charismatique à mon goût, illumine chacune de ses scènes, avec une froideur qui masque une fragilité certaine de la femme qu’elle personnifie.

La relation entre Marina Hands et Catherine Deneuve est le fil directeur du film qui permet également de comprendre l’histoire de Louise (excellente Marie-Josée Croze) la grand-mère disparue sans laisser de traces, il y a cinquante ans. On voit ce personnage à travers les flash backs fantasmés du personnage de Marina Hands. Ces retours en arrière se font sans qu’une différence esthétique ne soit clairement identifiable (on évite les tons sépias et le noir et blanc), les temps passés et présents s’entremêlent et, progressivement, se retrouvent pour révéler la vérité.
Mais, si les femmes sont au cœur de l’intrigue, il ne faut pas nier l’importance du mari de Catherine Deneuve qui crée la jonction entre la mère et la fille et entre la mère et la grand-mère absente. Michel Duchaussoy apporte une douceur salvatrice face aux tempéraments exacerbés des héroïnes. Les hommes et les femmes se font souffrir à parts égales et le scénario de Julie Lopes-Curval a l’intelligence de rappeler les évolutions des mœurs en fonction des époques - ce qui évite tout raccourci féministe un peu simpliste et forcément caricatural.
"Mères et filles" est donc un long-métrage qui s’apprécie pour ses actrices particulièrement talentueuses et pour sa réalisatrice, pleine de finesse, qui donne à voir une œuvre à la fois légère et plein de réflexion avec une fin surprenante ... Un film à aller voir donc !


samedi 17 octobre 2009

Les araignées et leurs toiles !

L'araignée fait partie de la classe des Arachnides qui regroupe également les scorpions, les faucheux et les acariens (Tique par exemple).
Sur les 35 000 espèces d'araignées répertoriées, 30% ont un poison douloureux pour l'homme et une dizaine d'espèces sont véritablement dangereuses.
L'araignée est un arachnide typique: un corps en deux parties, 8 pattes articulées, une paire de chélicères, une paire de pédipalpes et plusieurs yeux simples. Les gisements ont montré la présence de systèmes à filer la soie et de pinces à poison chez des araignées fossiles du Dévonien inférieur. Cela indique que le mode de vie de l'araignée est resté quasiment inchangé depuis près de 400 millions d'années.

Une toile d’araignée est un des types de pièges en soie que fabriquent les araignées pour capturer leurs proies. Si toutes les araignées fabriquent de la soie, toutes ne tissent pas de toile. Ce fil de soie (non gluant chez certaines espèces comme la tégénaire des caves) est à la fois un support chimique (de phéromones déposées par le mâle, ou la femelle, ou les petits) et un vecteur vibratoire.
On considère que l’usage initial de la soie était la fabrication du cocon pour protéger les œufs car les araignées considérées comme primitives ne tissent pas de toile.

Beaucoup d’araignées d’espèces fileuses femelles (genre Tegenaria notamment) laissent derrière elle un fil enduit de phéromone qui est presque systématiquement suivi par les mâles. (chez les araignées vagabondes, des signaux visuels remplacent ces signaux hormonaux olfactifs).
Le fil transmet aussi très bien les vibrations. Ils alertent ainsi l’araignée sur le fait qu’une proie est tombée dans son piège ou qu’un mâle s’approche. L’araignée peut aussi détecter la position d’une proie immobile en impulsant une vibration à la toile et en analysant l’écho de cette vibration en retour. Chaque espèce produit des signaux particuliers par vibration de l’abdomen ou par vibration produite par les pattes, à la manière d’un doigt qui fait sonner la corde d'une guitare.

Piégée par la toile, enveloppée dans la soie et condamnée à mort, la proie ne peut rien contre l’araignée, l’une des créatures les mieux armées de la nature.
Les toiles d’araignées sont présentes partout dans le monde et dans chaque recoin du jardin ou de la maison.
Les araignées ont colonisé tous les continents sauf l’Antarctique. Un chercheur britannique a calculé que dans son pays, les terres cultivées abritaient plus d’un million d’araignées par hectare.
L’arme essentielle de l’araignée est sa toile et il en existe de multiples formes selon les espèces. Mais, la soie sert aussi à de multiples usages : habitat, chasse, déplacement ou protection des jeunes.

La soie coule sous forme liquide des filières situées au bout de l’abdomen. Tiré par les pattes ou collé à un support distant, le fil durcit sous l’action combinée de l’air et de la traction. A la base, c’est une substance protéique synthétisée et stockée dans les glandes séricigènes.
Il existe jusqu’à neuf différentes sortes de ces glandes. Chacune produit un seul fil doté de propriétés spécifiques.
Certaines araignées, comme les Uloboridés, combinent les fibres afin de produire différents fils de soie. Chaque fil ne peut être utilisé que pour une tâche particulière.

Aucune machine humaine n’est capable de faire un fil aussi mince et aussi résistant. La soie des araignées est plus élastique que le Nylon et plus résistant que l’acier.
La soie gluante est d’une élasticité incroyable sous l’effet d’un impact. Elle peut atteindre jusqu’à quatre fois sa longueur au repos. Certaines araignées resserrent les rayons de la toile à l’approche d’une proie pour éviter de l’expédier au loin, comme un trampoline.

La toile de forme géométrique est la plus courante. Une araignée met moins de une heure et demie pour la construire et utilise jusqu’à 30 m de soie.
La toile est confectionnée, dans la plupart des cas, par la femelle. Les mâles cessent de tisser lorsqu’ils parviennent à l’âge adulte pour aller batifoler, préférant faire l’amour plutôt que la guerre.
Les femelles, elles, ont besoin de protéines des insectes pour produire des œufs et tissent par conséquent des toiles durant toute leur vie.
A l’origine, il y a quelque 400 millions d’années, les araignées se servaient surtout de leur soie pour se confectionner une cachette.
Ensuite, les araignées ont commencé à s’équiper de toiles aériennes quand les insectes se sont équipés d’ailes.

L’araignée se livre à des calculs très complexes chaque fois qu’elle tisse une toile. De quel espace je dispose ? Quel est mon stock de soie ? Quels sont les points d’attache disponibles ?
C’est loin d’être un automate car elle doit s’adapter à chaque fois.
Si les tarentules, les araignées à terrier operculé et quelques autres utilisent encore leur soie pour se mettre essentiellement à l’abri, un bon tiers des 35 000 espèces d’araignées recensées tisse des toiles géométriques.
L’autre tiers confectionne des toiles à entonnoir ou des toiles-chaussettes.
L’argiope, une araignée très fréquente en Europe, réalise des toiles selon une architecture particulière.
L’agencement des fils permet de réfléchir les rayons ultraviolets, connus pour attirer les insectes.La toile se transforme en un véritable miroir aux alouettes. La toile de l’argiope se reconnaît à son zigzag blanc.

L’utilisation la plus connue de la toile est la réalisation d’un piège. Les araignées ne s’engluent pas elles-mêmes car leurs pattes sont recouvertes d’une substance huileuse. De plus, elles prennent soin de se déplacer sur le cadre non gluant des rayons.
En effet, les fils peuvent être secs ou mouillés, laineux ou gluants selon l’usage que l’araignée veut en faire.
L’araignée est à l’affût et attend patiemment qu’une proie se laisse piéger.
L’araignée peut être postée au centre de sa toile. C’est le cas de l’argiope. Dès qu’un insecte touche les fils collants, elle fonce dessus et l’enroule avec un autre fil pour que son repas ne s’échappe pas.

Quand l’araignée se poste à proximité de sa toile, un fil d’alarme la reliant au piège lui transmet toute vibration suspecte.
Cependant, la chasse n’est pas facile. En moyenne, une mouche ne reste pas plus de cinq secondes dans une toile géométrique. Les chercheurs estiment que plus de 80% des insectes parviennent à s’échapper.
L’araignée doit donc faire vite et paralyser sa proie grâce à ses chélicères terminés par des crochets inoculateurs de venin.
Elle peut également l’immobiliser en l’enrobant très vite d’une soie spéciale ressemblant à de la gaze.
La plupart des espèces n’oublient jamais de laisser courir derrière elles un fil de soie arrimé, à intervalles réguliers, à un support quelconque.
Si un choc trop brutal ébranle la toile, l’araignée tombe puis remonte rapidement grâce à ce fil de sécurité.
Lorsqu’il prend à une araignée l’envie de voyager, elle grimpe sur un point situé en hauteur et lâche suffisamment de fils pour avoir une chance de prendre le vent et, ainsi, s’élever comme une montgolfière.
Pattes écartées pour mieux être portée, elle peut être entraînée à plus de 4 km d’altitude, et parcourir 300 km.

Ce mode de déplacement est très courant chez les araignées. Selon une étude, environ la moitié des araignées installées dans un champ d’un hectare y sont arrivées par la voie des airs.
Imaginez 1 800 araignées qui débarquent quotidiennement avec leurs parachutes en fil de la Vierge !
Ce moyen de transport, appelé le "ballooning" est également utilisé par les juvéniles pour pouvoir coloniser de nouveaux territoires.
De nombreuses espèces se servent de la soie à la fois comme isolant pour leur terrier et comme piège. L'entonnoir soyeux au fond du terrier est relié à la toile, placée devant l'abri. A la moindre vibration, l'araignée sort pour emporter son butin.
La confection d’un abri est une autre utilisation importante de la toile. Il peut s’agir de simples fils entrecroisés sous une feuille.
Mais, certaines mygales telles que les Cténizidés et les Némésiidés, présentes dans le Sud de la France, sont très ingénieuses.

Elles creusent des terriers dont elles tapissent les parois de soie et ferment l’entrée par un opercule.
Ce clapet s’adapte parfaitement à l’ouverture de la tanière et est mobile comme une trappe car fixé par une charnière de soie.
La soie est utilisée chez toutes les espèces pour tisser le cocon protégeant les œufs.
L’argiope pond ses oeufs dans un cocon de soie. Puis, elle met des bulles d’air entre les fils pour que les petits soient à l’abri du froid.
Elle cache sa progéniture dans les herbes et meurt avant la naissance des petits. Elle ne vit qu’un an.

La plupart des araignées ont une longévité très courte. Mais, beaucoup de mygales peuvent vivre 10 à 20 ans. Chez ces Theraphosidae, une femelle peut engendrer une génération par an, ce qui représente plusieurs milliers de jeunes au terme d’une vie.
La lycose dépose ses œufs au sol puis les emballe dans un cocon. Ensuite, elle l’accroche à ses filières.
Chez certaines araignées, un seul cocon peut contenir plus de 2 000 œufs.

"L’affaire Mitterrand" par D. Jamet


"Qui aurait pu croire, qui aurait prévu, il y a seulement quinze jours, que « l’affaire Frédéric Mitterrand » éclipserait, en tout cas à la une de nos médias, voire dans l’esprit des Français, l’affaire Roman Polanski ?
Certes, notre tout beau tout nouveau ministre de la Culture n’en attendait pas tant, lorsque, sous le coup de l’arrestation du cinéaste franco-polonais, en toute spontanéité et en toute candeur, il prit feu et flamme pour celui qu’il décrivait alors sous les traits de la victime expiatoire d’une justice barbare.
Il est vrai qu’au même moment, quelques dizaines de « créateurs », dont plusieurs mondialement connus, adoptaient la même position. Certains d’entre eux semblent d’ailleurs, à la réflexion et peut-être à la lumière des réactions de l’opinion, avoir pris quelque recul par rapport à un premier réflexe qui devait autant au corporatisme le plus classique qu’à une générosité peut-être mal entendue.
Quoi qu’il en soit, c’est sur le seul Frédéric Mitterrand que s’est abattu l’orage. L’auteur de « La Mauvaise vie », s’il n’est pas parvenu à mettre celui de Chinatown à l’abri des poursuites de la justice américaine, a très bien réussi à attirer la foudre sur lui-même. C’est aussi qu’il était le seul défenseur de Polanski à occuper un poste de responsabilité politique et à se comporter, occupant ce poste, comme s’il était resté un simple particulier.
Ceux qui s’indignent aujourd’hui qu’à cette occasion on ait déballé et étalé sur la place publique les choix privés et les préférences sexuelles d’un homme, et que l’on soit allé jusqu’à stigmatiser ce qui apparaît encore à beaucoup comme des écarts, voire des déviances inadmissibles, n’oublient que quelques détails : tout d’abord que c’est l’intéressé lui-même qui, le premier, dans un récit alors présenté comme on ne peut plus autobiographique, avait souhaité révéler ses orientations et ses pratiques en matière de sexualité et de tourisme sexuel.
Nul ne s’était du reste formalisé à l’époque de la franchise, voire de la crudité desdites révélations et l’on avait au contraire porté au crédit de l’auteur, en même temps que son talent, sa sincérité, voire son courage.
Les journaux, les radios, la télévision avaient fait le plus large et le plus sympathique écho à des confessions vendues à plus de deux cent cinquante mille exemplaires et pleinement assumées par Frédéric Mitterrand.
Donc, si indiscrétion il y eut et il y a encore, la responsabilité initiale n’en incombe à personne d’autre qu’à celui-ci. Pourquoi ce qui avait fait il y a cinq ans un succès fait-il aujourd’hui un scandale ?
C’est qu’il est apparu que, membre du gouvernement, Frédéric Mitterrand ne reniait rien de l’homme qu’il avait été. En quoi il témoignait d’une candeur attachante, mais mal venue dans la sphère politique.
La vie privée d’un homme public ne lui appartient plus, et d’autant moins qu’il en fait plus état. Plus précisément, si l’on ne tolère pas d’un ministre ce que l’on accepte chez un « saltimbanque « », c’est que le deuxième, qui n’est responsable que de lui-même et devant lui-même, est libre de cultiver à sa manière son jardin personnel et de ne chercher éventuellement que l’approbation des happy few, tandis que le premier est responsable devant toute la nation, qui attend de lui une attitude exemplaire.
Or, là où Frédéric Mitterrand ne voyait que la solidarité du protecteur d’un homme de culture promu au rang de protecteur des arts et des artistes, le plus vaste public a cru voir la complaisance d’un amateur de garçons avec un amateur de (petites) filles, la complicité d’un suborneur et d’un violeur et, pire encore, l’insupportable arrogance du représentant d’un microcosme bien particulier, dont les membres se tiennent les coudes, et prétendent échapper aux rigueurs de la loi, comme si celle-ci ne devait pas être égale pour tous, comme si le fait d’être riche et célèbre, au lieu de conférer des devoirs, entraînait des privilèges, comme si certains justiciables étaient en droit de se dérober à la justice, comme si, en l’espèce, traiter Polanski comme le sont chaque jour, ici ou là, en France ou aux Etats-Unis, des milliers d’anonymes, relevait du lèse-majesté.
C’est une manifestation de plus, dans un monde en crise, du clivage, de plus en plus mal supporté, entre l’élite et le tout-venant, entre la Cour et la Ville, entre les gens et les people. Il est du reste parfaitement clair que, si le président de la République et, à sa demande, ses proches et son gouvernement n’avaient pas apporté un soutien massif et appuyé à Frédéric Mitterrand, celui-ci aurait été balayé par une vague de réprobation unissant de la gauche à l’extrême-droite, la majorité des socialistes, les centristes, l’U.M.P. et le Front national, aux applaudissements de la foule.
L’épisode est venu en tout cas rappeler à tous que nous vivons dans une société où le viol, la pédophilie et tout ce qui y ressemble ou prête au soupçon d’y ressembler tendent à être assimilés à des crimes contre l’humanité, comme ceux-ci impardonnables et imprescriptibles, qu’aux vertus qu’on exige des hommes politiques, même les saints seraient parfois susceptibles d’être disqualifiés, que l’obligation de transparence et d’exemplarité contraindra de plus en plus à l’hypocrisie et à la dissimulation, où la peur de n’être ni politiquement ni moralement correct laminera les caractères, les discours et les actions, où de manière parfaitement contradictoire on revendiquera toujours plus de liberté alors que l’on acceptera de moins en moins la transgression.
Mais ceci va bien au-delà des personnes et des cas de M. Polanski et de M. Mitterrand."

Dominique Jamet

mardi 13 octobre 2009

40 ans .... Today !


PJ ...


jeudi 8 octobre 2009

Jonny Wilkinson

Jonathan Peter Wilkinson, officier de l'Ordre de l'Empire britannique plus connu sous le nom de Jonny Wilkinson, est un joueur de rugby à XV international anglais, né le 25 mai 1979 à Frimley, dans le comté de Surrey. Il évolue au poste de demi d'ouverture au RC Toulon à compter de 2009, après avoir joué dans l'équipe des Newcastle Falcons depuis 1997.

Né dans une famille de sportifs, il pratique très jeune le rugby à XV. Lors de l'été 1997, Wilkinson entame sa carrière professionnelle chez les Newcastle Falcons avec qui il remporte l’Allied Dunbar Premiership dès sa première saison. Il est retenu en sélection nationale pour la première fois à l'âge de dix-huit ans. Il devient célèbre au cours des saisons 2001-2002 et 2002-2003, période durant laquelle il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs au monde.
Lors de la finale de la Coupe du monde de 2003, il marque le drop de la victoire à la dernière minute du temps additionnel face à l'Australie. Il participe également à deux tournées avec l'équipe des Lions britanniques et irlandais de rugby à XV, en 2001 et 2005, marquant 67 points en six matchs.

Puis, souvent éloigné des terrains en raison de multiples blessures, aux ligaments du genou, au bras, à l'épaule et aux reins, il ne joue pas pour l'équipe d'Angleterre entre la Coupe du monde et le match d'ouverture du Tournoi des six nations contre l'Écosse le 3 février 2007. Cette même année, il est finaliste de la Coupe du monde. En 2009, après douze saisons à Newcastle, il signe un contrat de deux ans avec le Rugby club toulonnais, pour tenter de jouer de nouveau plus régulièrement, il a alors trente ans.

Jonny Wilkinson est toujours l'un des joueurs de rugby à XV les plus populaires, et il cumule nombre de records. Le 6 octobre 2007, il devient le plus grand marqueur de l'histoire de la Coupe du monde, dépassant l'Écossais Gavin Hastings en butant quatre pénalités en quart de finale contre l'Australie. Lors du tournoi des six nations 2008, il devient le premier joueur anglais et le second joueur mondial à passer la barre des 1 000 points marqués. En mars 2008, il devient le plus grand marqueur du rugby international, dépassant le Gallois Neil Jenkins. Ses succès sont généralement attribués à sa très bonne hygiène de vie, à la rigueur et la longueur de ses entraînements ainsi qu'à sa force mentale. Néanmoins, la masse de travail fournie par le joueur anglais et son engagement ont beaucoup fatigué et meurtri son corps.

Avec le puissant et rapide Jonah Lomu, c'est le joueur de rugby qui a le plus d'impact sur ce sport depuis la profession -nalisation du rugby à XV en 1995. Wilkinson est lié à l'équipementier Adidas et fait la promotion d'autres partenaires. Il rédige occasionnellement des chroniques en exclusivité pour le journal The Times et il a publié trois ouvrages sur sa carrière sportive. Grâce à tous ces contrats, il est l'un des joueurs de rugby les mieux payés au monde.

mardi 6 octobre 2009

Marek Edelman

Le dernier commandant de l'insurrection héroïque du ghetto juif de Varsovie contre les nazis en 1943, Marek Edelman, est décédé à l'âge présumé de 90 ans en Pologne, où il avait décidé de rester malgré l'Holocauste.
La date exacte de sa naissance n'est pas connue. Mais ses papiers officiels ont retenu la date du 1er janvier 1919, considérée comme la plus probable.
"Je ne sais pas quel âge j'ai exactement", avait-il expliqué dans un entretien à l'AFP en 2007. "Mon père est mort quand j'étais tout petit, je n'ai presque aucun souvenir de lui. Ma mère est morte quelque années après, je n'avais personne pour me le dire".
Né à Homl, une ville maintenant située au Bélarus, dans une famille de Juifs engagés dans le parti socialiste juif Bund, le jeune Edelman est dès l'enfance imprégné de l'idéologie de ce parti ouvrier sioniste de l'Europe de l'est.
Sa famille s'était installée à Varsovie quand il était tout petit.
Il est élevé par des amis de ses parents. Mauvais élève, non religieux, il se politise très vite et pratique le coup de poing dans la rue contre les groupuscules fascistes. "Juif non religieux dans un paysage antijuif" comme il définit à la fin de sa vie cette période. Il est membre du Bund, un mouvement socialiste juif, dont ses parents étaient des militants comme la famille qui l'a recueilli. Le Bund milite alors pour la lutte des classes, l'émancipation des ouvriers juifs et l'autonomie culturelle juive.
Sa famille adoptive fuit vers l'Union soviétique lors des bombardements allemands de 1939.
Quand éclate la Seconde guerre mondiale, il se retrouve enfermé par les Allemands avec près d'un demi-million de Juifs dans le ghetto de Varsovie. Coursier dans un hôpital, il publie des revues clandestines du Bund dont il est devenu membre.
En 1942 il est l'un des fondateurs de la "Żydowska Organizacja Bojowa" (ŻOB : Organisation juive de combat), second de Mordechaj Anielewicz, un sioniste de gauche.
En avril 1943, les Allemands décident de liquider le ghetto où il ne reste plus que 60.000 Juifs, la majorité ayant déjà été déportée vers le camp d'extermination de Treblinka.
C'est alors que les organisations juives du ghetto décident d'attaquer les nazis dans un combat pour l'honneur.
"On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à 220 garçons mal armés, il y avait une armée puissante", expliquait Edelman.
"Nous, nous n'avions pour nous tous qu'une seule mitrailleuse, des pistolets, des grenades, des bouteilles avec de l'essence et tout juste deux mines dont l'une n'a même pas explosé", a-t-il raconté.
L'insurrection a pourtant duré trois semaines. Lorsque Mordechaj Anielewicz, 24 ans, le commandant de l'insurrection, pris au piège, se suicide, c'est Edelman qui reprend le commandement pour les derniers jours de combats.
Pour venir à bout de l'insurrection, les Allemands décide de brûler tout le ghetto, maison par maison. "Ce sont les flammes qui l'ont emporté sur nous, pas les Allemands", soulignait Marek Edelman.
Seuls 40 survivront dont Eldeman, réussiront à fuir par les égouts (le 10 mai) après que les Allemands auront mis le feu au ghetto.
Ensuite, il rejoint la Résistance polonaise (l'Armia Ludowa). Plus d'un an après, il participe en 1944 à l'Insurrection de Varsovie, qui coûta la vie à 200.000 Varsoviens, insurgés et civils, et qui se solda par la démolition quasi-totale de la ville par les nazis.
Il quittera temporairement la Pologne à la fin de la guerre pour y revenir en 1946. Il rencontre sa femme, Alina Margolis, une bundiste comme lui. Alors que la plupart des Juifs polonais survivants ont choisi d'émigrer, ils décident de rester en Pologne, malgré de nouveaux pogroms en 1946 et l'ouverture des frontières pour les juifs en 1956.
"Varsovie est ma ville. C'est ici que j'ai appris le polonais, le yiddish et l'allemand. C'est ici, qu'à l'école, j'ai appris qu'il faut toujours prendre soin des autres. C'est aussi ici que j'ai reçu pour la première fois un coup dans la figure seulement parce que j'étais juif", avait dit Edelman quand il fut fait citoyen d'honneur de Varsovie en 2001.
Il devient un cardiologue réputé à l'hôpital Sterling de Łódź. Sa femme est pédiatre. Ils ont deux enfants, Aleksander (1953) et Ania (1958). Bien que la majorité des survivants juifs aient émigré en Israël, lui décide de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il.
Après les mouvements étudiants de 1968, le pouvoir communiste polonais organise une campagne antisémite. Edelman, comme de nombreux juifs polonais, perd son emploi. Son épouse souhaite alors émigrer pour protéger leurs enfants mais lui veut rester en Pologne. En 1971 elle part s'installer en France avec son fils et sa fille (elle exercera comme pédiatre et sera co-fondatrice de Médecins du Monde, leur fils Aleksander deviendra directeur de recherche au CNRS à l'hôpital Necker, Ania cadre chez EDF). Marek Edelman restera à Łódź ou il sera réintégré à l'hôpital, il y travaillera jusqu'en décembre 2007, à 89 ans passés.
A partir des années 1970, il participa à l'opposition démocratique contre le régime communiste. Activiste du Comité de défense des ouvriers (KOR) puis du syndicat Solidarność. Il est interné cinq jours durant l'état de guerre (la loi martiale) 1981-82 par le gouvernement du général Jaruzelski. Il devient alors le médecin de confiance de la plupart des dissidents qui vont se faire soigner chez lui.
A la chute du communisme en 1989, il est élu sénateur de 1989 à 1993, sur les listes de Solidarité puis de l'Union démocratique, parti fondé par le Premier ministre Tadeusz Mazowiecki dont il est resté un fidèle.
Depuis Lodz (centre) où il habitait, il n'a cessé jusqu'à sa mort de dénoncer le racisme et l'antisémitisme en Pologne et dans le monde.

lundi 5 octobre 2009